Foot – Euro 2012 – Barrages : le Monténégro sur la route de la Pologne et de l’Ukraine

Deuxième de justesse de son groupe malgré la faiblesse de ses prestations, la République tchèque affrontera le Monténégro, à la mi-novembre, lors des barrages qualificatifs pour la phase finale de l’Euro 2012. Un duel qui s’annonce indécis entre deux pays qui ne se sont jamais rencontrés

Ce sera donc le Monténégro. Pas de Bosnie-Herzégovine ni surtout de Turquie, les deux équipes les plus redoutées avant le tirage au sort effectué à Cracovie jeudi dernier, pas non plus d’Estonie, son quatrième adversaire potentiel, mais le Monténégro : lors des barrages pour le championnat d’Europe 2012, l’équipe de République tchèque de football affrontera une formation dont elle ne sait pour l’heure pas encore grand-chose, si ce n’est qu’elle a, elle aussi, terminé à la deuxième place de son groupe, derrière l’Angleterre, mais devant des pays comme la Suisse ou la Bulgarie.

Michal BílekMichal Bílek Tête de série lors du tirage au sort, la République tchèque, qui a finalement arraché son billet pour les barrages en battant l’Estonie (4-1) mardi dernier, pouvait sans doute plus mal tombée. Mais face à un Monténégro qui a quand même fait deux matchs nuls contre l’Angleterre lors des éliminatoires, les hommes du sélectionneur Michal Bílek ne partiront pas pour autant nécessairement favoris, ce dont est bien conscient l’entraîneur-adjoint František Komňacký :

František Komňacký, photo: Steindy, Creative Commons 3.0František Komňacký, photo: Steindy, Creative Commons 3.0 « Ce n’est pas un tirage défavorable, en aucun cas. Jouer la Turquie aurait été beaucoup plus difficile. Mais les résultats obtenus dans leur groupe, leurs deux matchs nuls contre l’Angleterre, leur victoire contre la Suisse et leur deuxième place démontrent que les Monténégrins ont des arguments à faire valoir. Ce serait donc très naïf de notre part de les sous-estimer. »

Un avis partagé également par le défenseur tchèque Zdeněk Pospěch :

« Je pense que c’est un bon tirage au sort et que les deux équipes ont les mêmes chances de qualification. Le Monténégro possède dans son effectif plusieurs joueurs qui évoluent dans des clubs italiens, comme l’attaquant de la Juventus Vučinić, ce sera donc un adversaire compliqué et la décision se fera sur des détails, comme souvent dans les barrages. Pour nous, l’important sera d’abord de bien négocier le match aller à la maison. On pourra alors dire qui est le favori. Mais en attendant, c’est vraiment du 50-50. »

Edin Džeko, photo: Archiv de Manchester CityEdin Džeko, photo: Archiv de Manchester City Si les Tchèques sont donc plutôt soulagés d’avoir hérité un adversaire qu’ils estiment plus abordable que l’imprévisible et redoutée Turquie ou la Bosnie-Herzégovine d’Edin Džeko, les Monténégrins ne sont, eux non plus, pas mécontents de croiser le fer avec une République tchèque dont les coups d’éclat ont été bien rares ces dernières saisons. En tous les cas, comme l’a confié à l’issue du tirage au sort le sélectionneur monténégrin Branko Brnović, la République tchèque ne constitue pas un obstacle insurmontable sur la route de la Pologne et de l’Ukraine, où se tiendra l’Euro 2012 :

Photo: CTKPhoto: CTK « Le tirage idéal pour moi aurait été l’Irlande, car nous les connaissons en ayant déjà joué deux fois contre eux. Mais le plus important est d’avoir évité le Portugal, car c’est l’adversaire que nous redoutions le plus, et de recevoir pour le match retour. Je ne sais rien encore des Tchèques, nous allons seulement commencer à nous informer. Mais je pense que c’est un adversaire dans nos cordes, nous avons les moyens de nous qualifier. »

Née de la dissolution de l’équipe de Serbie-et-Monténégro après la Coupe du monde 2006, la sélection actuelle monténégrine n’a encore jamais, dans sa courte existence, participé à la phase finale d’un grand championnat. Le duel contre la République tchèque constituera donc une occasion historique. Le match aller sera disputé à Prague le vendredi 11 novembre, avant très probablement un retour explosif à Podgorica quatre jours plus tard, comme souvent dans les Balkans. Pour ce voyage au Monténégro, les Tchèques seraient donc bien inspirés de prendre quelques longueurs d’avance devant leur public.