Květy

23-08-2010

Il est un dicton tchèque qui dit : « tel Tchèque, tel musicien », sous-entendant par là qu’en tout Tchèque sommeille un musicien qui ne demande qu’à s’épanouir. En marge de la pop facile des Karel Gott et autres Helena Vondráčková, loin des bars et restaurants où les programmes musicaux de telle station de radio commerciale tournent en boucle sans interruption, il existe une création musicale qui cherche à inventer de nouveaux mondes... Parmi les genres dits « alternatifs » de la scène tchèque, il y a la variante « folk », même si ce terme est presque trop restrictif lorsque justement on cherche à dire autre chose. Le groupe Květy (Fleurs) en est un bon exemple...

Květy, photo: Roman Franz, www.kapelakvety.czKvěty, photo: Roman Franz, www.kapelakvety.cz Fondé sur les bancs de l’école en 1993, le groupe est originaire de Brno, en Moravie. Formation à géométrie variable, de nombreux musiciens ont rejoint et quitté le groupe au fil des années, apportant chaque fois une touche de nouveauté. Seul Martin E. Kyšperský qui est la plume du groupe reste l’élément stable depuis les débuts.

Une chose est sûre, comme le relève un critique musical tchèque, encore plus sévère dans son jugement de la musique tchèque actuelle, Květy « fait depuis plusieurs années partie des formations qui, par sa poétique, son appréhension du son vient briser l’ennui et la routine dominant la scène alternative en République tchèque. »

Květy, photo: www.kapelakvety.czKvěty, photo: www.kapelakvety.cz C’est notamment grâce aux textes de Martin Kyšperský que Květy déploie la qualité de ses compositions, mélange de folk et de rock... Petites histoires légères d’animaux et de drôles d’oiseaux qui rappellent les comptines pour enfants. Saynètes du quotidien, dont l’auteur extirpe la singularité, en faisant des événements à part entière. Constat poétique de la solitude des êtres, à Noël ou dans la rue. Chansons d’amour aussi... hommage aux petites choses qui tissent des liens entre deux personnes. Květy illustre parfaitement un genre qu’on n’entend pas assez : la chanson à texte, et redonne ses lettres de noblesse aux raconteurs d’histoires.

23-08-2010