100 ans après, la mémoire des soldats tchèques engagés en Slovaquie

16-08-2019

Cette nouvelle revue de presse rappelle d’abord l’engagement de volontaires tchèques dans les combats qui se sont déroulés en Slovaquie, il y a cent ans de cela. Elle s’intéresse ensuite à la prolifération du gros gibier et à ses conséquences pour les forêts tchèques. Il y est également question des festivals d’été de musique en plein boom également. Quelques mots, enfin, au sujet des nouvelles facettes que Prague veut présenter aux touristes étrangers.

Photo: public domainPhoto: public domain L’engagement Tchèques qui ont combattu durant l’été 1919 en Slovaquie contre les unités « rouges » de la République des conseils de Hongrie demeure peu reconnu encore aujourd’hui. C’est ce qu’estime l’auteur d’un texte publié sur le site aktualne.cz, évoquant le conflit sanglant qui s’est déroulé peu après la fondation de la Tchécoslovaquie en octobre 1918, suite à l’invasion de près de la moitié du territoire de la Slovaquie par les Hongrois. Concernant l’engagement des volontaires, des légionnaires et autres membres du mouvement Sokol pour l’intégrité territoriale, sinon pour la survie, de la République tchécoslovaque nouvellement créée, il rapporte :

« Les combats d’il y a cent ans, qui ont duré près de trois mois et ont été particulièrement violents et cruels, ont coûté la vie à plus d’un millier de Tchèques, tandis que deux autres milliers ont été portés disparus. Les pertes hongroises ont été très élevées également. Aujourd’hui, des chercheurs et des historiens slovaques étudient plus en détail ce chapitre de l’histoire de l’Etat commun qui est peu connu, pour ne pas dire oublié, en Slovaquie. Outre des recherches dans les archives et sur le terrain, il s’agit notamment d’identifier ou de rénover les tombes des combattants tchèques, ainsi que les monuments dédiés à leur mémoire. Il existe en effet des communes slovaques dont les habitants ne connaissent pas leur propre histoire se rapportant aux Tchèques. Et pourtant, dans beaucoup d’entre elles, ces combattants tchèques avaient alors été accueillis comme des libérateurs. »

Le texte rappelle aussi que le conflit en Slovaquie n’est pas le premier auquel la jeune République a été confrontée, car il a été précédé de celui avec les Polonais dans la région de Těšín.

La prolifération du gros gibier

Daniel Beránek, CC 3.0Daniel Beránek, CC 3.0 Depuis quelque temps déjà, la prolifération du gros gibier est devenue un problème en République tchèque. Une récente édition du quotidien Právo apporte quelques précisions à ce sujet :

« Sangliers, daims, cerfs, mouflons… Autant d’animaux qui ont proliféré sur l’ensemble du territoire et dont les surpopulations endommagent grandement les forêts. L’année dernière, le montant des dégâts a été évalué à quelque 19 millions de couronnes (l’équivalent de près de 760 000 euros). Pour beaucoup d’experts, il s’agit d’une plus grande menace que la présence du scolyte qui, pourtant, a déjà ravagé des forêts entières et auquel profite la sécheresse actuelle. Déterminer précisément les populations de gros gibier est évidemment impossible, les évaluations se font donc sur la base du nombre de bêtes tuées par les chasseurs. Ainsi, 100 000 sangiers de plus qu’il y a dix ans ont été abattus dernièrement. »

La sous-estimation des populations de gibier en Tchéquie et le faible nombre de projets de chasse seraient deux des raisons de la situation actuelle. Adopter les mesures adaptées apparaît donc comme un important défi à relever pour le ministère de l’Agriculture.

L’été, la saison des festivals de musique

United Islands of Prague, photo: Jiří Šeda, ČRoUnited Islands of Prague, photo: Jiří Šeda, ČRo Un peu partout dans le monde, les festivals d’été de musique sont en plein boom. Rien qu’en Europe, des milliers de grands et moins grands festivals sont organisés. Comme le constate l’auteur d’un texte mis en ligne sur le site Roklen24.cz, la Tchéquie n’échappe pas, elle non plus, à cette mode :

« Chaque été désormais, la Tchéquie est le théâtre de plusieurs centaines de festivals de musique, tous genres et concepts confondus. Vingt d’entre eux durent plusieurs jours et accueillent des groupes et chanteurs du monde entier. Votvírak à Milovice, Uniteds Islands à Prague, Coulours of Ostrava et Rock for People à Hradec Králové : c’est ainsi que s’appellent les festivals les plus fréquentés. Colours of Ostrava, le plus important de tous, a accueilli cette année près de 40 000 visiteurs. On note aussi la présence dans ce contexte, et ce pour la deuxième année consécutive, de la chanteuse française Zaz, très appréciée du public tchèque. »

Comme à l’étranger, les festivals estivaux de musique constituent un marché relativement dynamique. Ils sont désormais solidement établis, au contraire des plus petits qui peinent parfois à boucler leur budget avant d’être remplacés par d’autres festivals. Au sujet du sponsoring, Roklen 24 indique :

« Ces derniers temps, ce sont notamment les brasseries, et plus particulièrement celle de Staropramen, ainsi que des sociétés de l’industrie de l’alcool et du tabac, qui sont les principaux sponsors des festivals. A noter aussi le cas d’United Islands qui offre l’entrée à ses dizaines de milliers de visiteurs. Le tout grâce au soutien financier de groupes privés et des institutions publiques.»

Malgré cela, le commentateur remarque que d’un point de vue commercial, les festivals estivaux de musique demeurent une affaire très incertaine, en raison notamment de la météo parfois capricieuse.

Prague veut présenter de nouvelles facettes aux touristes

Des touristes sur la place de la Vieille-Ville, photo: Mihai Damian, Flickr, CC BY-NC-SA 2.0Des touristes sur la place de la Vieille-Ville, photo: Mihai Damian, Flickr, CC BY-NC-SA 2.0 « Prague, un eldorado pour les touristes » - « Prague souffre sous l’afflux des touristes ». Tels sont quelques-uns des titres apparus ces derniers jours dans la presse tchèque. Le site info.cz explique :

« Des files d’attente au Château de Prague ou devant le funiculaire dans le parc de Petřín, la foule sur le pont Charles et sur la place de la Vieille-Ville. Telle est désormais l’image de la capitale tchèque. Prague accueille chaque année des millions de touristes qui y passent en moyenne deux jours uniquement pour voir les monuments les plus célèbres. Outre ceux déjà cités, il s’agit encore du zoo et des synagogues dans le centre historique. D’après les données de l’agence Prague City Tourism, les touristes étrangers à Prague sont cinq fois plus nombreux que les Tchèques. Les Allemands, les Britanniques, les Russes, les Italiens, les Chinois et les Coréens du Sud figurent en tête de liste. »

La municipalité affirme désormais vouloir « cultiver le tourisme de façon à ce qu’il ne porte pas préjudice aux Pragois ». Pour cela, elle prévoit d’encourager la promotion des quartiers situés en dehors des circuits touristiques « classiques », ainsi que des projets indépendants. L’idée est de montrer aux touristes des facettes moins connues de la capitale, sous forme de promenades spécifiques, avec des guides peu traditionnels ou de nouvelles cartes. Une façon, aussi, de redonner à Prague une certaine authenticité.

Le site aktualne.cz informe pour sa part de la popularité croissante d’un guide inédit qui s’inscrit dans cette ambition et qui présente 111 endroits peu connus de Prague qui sont « absolument à voir ».

16-08-2019