Selon l'hebdomadaire Respekt, le rapport d'audit de la CE confirme le conflit d'intérêts du Premier ministre

02-12-2019 mis à jour

Le Premier ministre a rejeté les soupçons de conflit d'intérêts qui pèsent sur lui, en lien avec l'envoi du rapport d'audit de la Commission européenne sur la question. Il a répété à la Télévision tchèque qu'il avait respecté la loi sur le conflit d'intérêts en ayant placé son groupe Agrofert dans des trusts. Le rapport d'audit a bien été reçu par le ministère pour le Développement régional, qui en a confirmé la réception tout en faisant savoir qu'il ne s'agissait pas de la version définitive. Une affirmation infirmée par un porte-parole de la Commission européenne qui a déclaré à la Radio publique tchèque qu'il s'agissait bien d'une version définitive. Le document est pour l'heure confidentiel. Le ministère a désormais deux mois pour y répondre.

A noter que la Commission européenne travaille actuellement sur un deuxième audit concernant des subventions agricoles. La version finale du rapport devrait être envoyée aux autorités tchèques d'ici le mois de février prochain.

L'ONG Transparency International qui avait signalé l'an passé le possible confit d'intérêts du Premier ministre estime pour sa part qu'il s'agit bel et bien de la version finale de l'audit et demande, tout comme d'autres membres de l'opposition, sa publication.

Selon l'hebdomadaire Respekt, qui se réfère à deux sources anonymes, le document confirme bel et bien la situation de conflit d'intérêts d'Andrej Babiš. Selon le rapport préliminaire de Bruxelles, finalisé au printemps dernier, le chef du gouvernement tchèque aurait abusé de sa position pour favoriser l’obtention de fonds européens par son ancienne société, Agrofert. Selon la Commission européenne, le Premier ministre contrôlerait de fait toujours cette dernière.

02-12-2019 mis à jour