Les victimes de l'affaire H-System ne devront pas quitter immédiatement leur habitation

Les anciennes victimes de l’affaire de la société H-System ne devront pas pour l’instant quitter leur habitation dans la commune de Horoměřice, dans l’ouest de Prague. Tel est le résultat d’une rencontre, ce lundi, à Prague, entre l’administrateur judiciaire Josef Monsport, les clients escroqués par la société H-System, ainsi que le Premier ministre Andrej Babiš qui joue un rôle de médiateur dans cette affaire vieille de vingt ans.

La semaine dernière, la Cour suprême a en effet décidé que 60 familles réunies au sein de la coopérative Svatopluk devaient quitter leur habitation avant le 23 août. Ces anciens clients de H-System qui a fait faillite en 1997 avaient à l’époque décidé d’achever la construction des logements que l'entreprise devait leur livrer. Un ancien administrateur judiciaire a autorisé cette démarche, mais celle-ci ne s'est pas opérée tout à fait légalement, d'où la décision de la Cour suprême.

L’actuel administrateur Josef Monsport souhaite, depuis plusieurs années, revendre les maisons confisquées pour répartir l'argent obtenu entre tous les clients escroqués de H-System. Ce lundi, il a été convenu qu’au cours du mois d’août, l’administrateur et la coopérative Svatopluk trouveraient une société qui évaluera le prix des maisons en question.