Le Sénat a qualifié d'inadéquate l'intervention de la police anti-émeute contre des participants à la free party Czech Tek, le Premier ministre souligne que cette dernière n'était pas autorisée et la police avait l'obligation d'intervenir

05-08-2005

Le Sénat s'est penché sur l'intervention des forces de l'ordre contre les participants à la free-party Czech Tek, le week-end écoulé, à Mlynec, en Bohême de l'Ouest. Les sénateurs dont la majorité sont des membres du parti civique démocrate ont constaté que les méthodes de l'intervention étaient inadéquates et ne correspondaient pas à la situation. Lors de l'intervention, des dizaines de personnes ont été blessées, la majorité d'entre elles dans les rangs de la police anti-émeute. L'affaire a divisé la scène politique, étant critiquée par l'ODS et le président Vaclav Klaus, et a levé une vague de protestations. Des manifestations sont organisées à Prague, devant le ministère de l'Intérieur, mais aussi à Plzen et dans d'autres villes. Parmi les huit personnes inculpées après les heurts, deux sont des ressortissants français et un Italien a été inculpé ce vendredi. Dans sa déclaration à la CTK, le Premier ministre Jiri Paroubek a une fois de plus indiqué que la free-party n'était pas autorisée et la police avait l'obligation d'intervenir contre ses participants. Une centaine de participants étrangers à la rave party qui campent dans les locaux de la cité universitaire de Prague-Strahov commencent à se déplacer vers la Slovaquie où la tenue d'une techno party est prévue pour ce week-end.