Le refus d’Andrej Babiš d’accueillir 50 orphelins syriens fait réagir le ministre de l’Intérieur et des Affaires étrangères

La République tchèque serait en mesure d’accueillir cinquante orphelins qui ont perdu leurs parents durant la guerre en Syrie, a fait savoir, sur son compte twitter, le ministre de l’Intérieur et des Affaires étrangères, Jan Hamáček. Le leader du parti social-démocrate, une des deux formations de la coalition gouvernementale, a ainsi réagi à la déclaration du Premier ministre Andrej Babiš publiée dans l’édition de samedi du quotidien Právo. Le chef du gouvernement a répété qu’il était opposé à l’accueil de tout migrant, y compris celui d’enfants. Cette déclaration a été critiquée par un certain nombre de responsables politiques, qui regrettent la position d’Andrej Babiš.

L’accueil de ces enfants syriens a été évoqué par la députée européenne Michaela Šojdrová, membre du parti chrétien-démocrate. « Pourquoi les accueillerons-nous ?, a toutefois réagi Andrej Babiš dans une interview accordée au journal. Nous avons des orphelins chez nous aussi […]. J’en sais quelque chose, ma fondation a donné de l’argent pour cette cause. » Toujours selon lui, la République tchèque fait preuve de solidarité en ayant consacré 2,5 milliards de couronnes (près de 100 millions d’euros) à l’aide aux pays frappés par la crise migratoire depuis 2015 et en envoyant des experts et des médecins en Syrie. « Et puisque nous parlons des orphelins, pourquoi oublie-t-on la guerre en Ukraine ?, a-t-il également expliqué. Il n’y en a pas là-bas ? Pourquoi donc devrions-nous nous occuper plus spécialement des orphelins syriens ? »