Le Premier ministre tchèque interrogé par la police dans l’affaire de l’enlèvement présumé de son fils en Crimée

Le Premier ministre tchèque Andrej Babiš a été entendu par la police ce lundi dans l’enquête sur l’enlèvement présumé de son fils en Crimée. Selon la Radio tchèque, le chef du gouvernement aurait passé près de deux heures dans les bureaux de la police à répondre aux questions des enquêteurs. Le fils d’Andrej Babiš a récemment affirmé devant des journalistes de TV Seznam qu’il avait fait l'objet d'un enlèvement vers la Crimée. Ses ravisseurs présumés auraient ainsi voulu éviter qu'il puisse témoigner devant les enquêteurs dans l’affaire de fraude aux subventions européennes dite du Nid de cigognes dans laquelle il est également inculpé.

Pour Andrej Babiš, qui estime qu’il n’y a jamais eu d’enlèvement mais un départ volontaire vers cette région annexée par la Russie, ces déclarations ne tiendraient pas puisque son fils souffrirait de troubles mentaux. Il estime que cette affaire n’est qu’une campagne de diffamation menée à son égard. La semaine dernière, l’opposition avait déposé une motion de censure à l’encontre du gouvernement tchèque, mais ce dernier a survécu au vote.

Toujours en lien avec cette affaire du Nid de cigognes, l’hebdomadaire Euro a fait savoir que l’enquête sur cette fraude présumée aux subventions européennes dont fait l’objet le Premier ministre tchèque pourrait encore être prolongée afin de récolter davantage de preuves. Contrairement à ce qui avait été annoncé auparavant, l’enquête ne devrait pas être close d’ici la fin de l’année.