Le ministère de l'Education veut faire plus de place pour l'histoire contemporaine

Le ministère de l'Education veut que la révision des programmes en histoire permette de faire davantage de place pour l'enseignement de l'histoire contemporaine. C'est ce qu'ont indiqué ce lundi des représentants du cabinet dirigé par Robert Plaga après une rencontre avec Michal Koudelka, le chef du Service de renseignement et de sécurité (BIS). "La rencontre avec le directeur a permis de confirmer qu'à l'ère des menaces hybrides, il est plus que temps d'accorder un espace suffisant à l'enseignement de l'histoire contemporaine", a fait savoir le ministère. De son côté, le BIS n'a pas fait de commentaire sur l'échange de ce lundi.

Dans son rapport annuel pour l'année 2017, le BIS estimait que l'enseignement actuel de l'histoire contemporaine correspond à une vision "pro-soviétique" et d'un "panslavisme pro-russe". Cela contribuerait même au succès de la stratégie de propagande de la Russie d'après le service de contre-espionnage tchèque. L'histoire contemporaine, appelée "moderní dějiny" en tchèque, correspond dans le système scolaire tchèque à la période allant de la Révolution française à nos jours.