Le groupe de Visegrád divisé sur les sanctions européennes contre la Russie

Les chefs d'Etat des quatre pays du groupe de Visegrád (V4) sont en Slovaquie depuis jeudi pour une rencontre de deux jours. A Štrbské Pleso, dans le massif des Hautes Tatras, les présidents slovaques et polonais ont défendu les sanctions européennes contre la Russie. S’exprimant lors d’une conférence de presse, le président slovaque Andrej Kiska a déclaré que l’Union européenne ne pouvait rester indifférente à l’annexion de la Crimée en 2014 qui était, selon lui, une violation des lois internationales, et il s’est dit satisfait de l’unité des Etats-membres à l’époque sur la question. Son homologue polonais Andrzej Duda a estimé pour sa part que ces sanctions étaient justifiées.

Le président tchèque Miloš Zeman, un des plus farouches opposants aux sanctions et qui appelle fréquemment à leur levée, n’a fait aucun commentaire sur la question, expliquant que les sanctions n’étaient pas au programme de la rencontre. Le président hongrois, Janos Ader, a également choisi de ne pas s’exprimer sur le sujet.