Journée contre les violences faites aux femmes : Amnesty critique les pays européens pour des législations défaillantes

Dans son rapport publié samedi, la veille de la Journée internationale de l'élimination de la violence à l'égard des femmes, Amnesty International a dénoncé des lois sur le viol dépassées partout en Europe.

L’ONG a analysé la législation de 31 pays européens et seuls huit, à savoir l’Irlande, le Royaume-Uni, la Belgique, Chypre, l’Allemagne, l’Islande, le Luxembourg et la Suède, disposent d’une définition du viol fondée sur le consentement, déplore Amnesty International. La majorité des pays, dont la République tchèque et la France, ne le reconnaissent que lorsqu’il est question de violence physique, de menace ou de contrainte.

« Un rapport sexuel sans consentement est un viol, point final », insiste Anna Blus, chercheuse sur l’Europe centrale et les droits des femmes à Amnesty International.

En République tchèque, la Journée contre les violences faites aux femmes est célébrée depuis 1995. Des manifestations, culturelles et autres, sont organisées à cette occasion par des ONG.