Andrej Babiš souhaite que Prague se retire du Pacte mondial pour les migrations de l'ONU

Le gouvernement tchèque va discuter la semaine prochaine de la possibilité de demander le retrait de la République tchèque du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, un texte finalisé dans le cadre de l'ONU en juillet et qui doit être formellement adopté en décembre. C'est le Premier ministre Andrej Babiš (ANO) qui a annoncé son intention jeudi. Il dit vouloir s'inspirer des exemples de la Hongrie et de l'Autriche, qui ont déjà annoncé vouloir quitter ce pacte, tout comme les Etats-Unis. Les sociaux-démocrates, membres de la coalition gouvernementale minoritaire, doivent étudier la question avant de se prononcer. Mais le ministre des Affaires étrangères Tomáš Petříček, affilié à la social-démocratie, a déclaré que, selon lui, rejoindre aujourd'hui ce pacte serait "contre-productif".

Andrej Babiš n'est pas satisfait car, dit-il, ce texte établit une distinction entre les réfugiés et les migrants. "Ce pacte ne me plaît pas", a indiqué le milliardaire.

Le pacte de l'ONU vise à favoriser la coopération internationale sur les questions migratoires, à conformer les modalités de la gestion des réfugiés et des migrants aux principes de l'Etat de droit et à garantir la protection de ces personnes.