Affaire du nid de cigognes : les enquêteurs tentent toujours de contacter Andrej Babiš junior

16-11-2018

Les enquêteurs qui travaillent sur l'affaire dite du nid de cigognes, dans laquelle le Premier ministre Andrej Babiš fait l'objet de poursuites, disent continuer de tenter de joindre son fils homonyme. Celui-ci, qui a révélé récemment avoir pu faire l'objet d'un enlèvement vers la Crimée pour échapper aux policiers tchèques, a adressé une lettre au site Seznam Zpravy, responsable de toutes ces informations, pour indiquer qu'il était disposé à coopérer avec les détectives en charge de l'enquête. Dans ce document écrit depuis son domicile en Suisse, Andrej Babiš junior reproche également à son père d'avoir déclaré qu'il souffrait de schizophrénie et qu'il n'était en conséquence pas capable de témoigner dans cette affaire.

Le Nid de cigognes est un complexe récréatif en Bohême centrale que le groupe Agrofert d'Andrej Babiš aurait fait construire en bénéficiant illégalement de subventions européennes normalement destinées aux petites et moyennes entreprises. A cette époque, selon l'actuel Premier ministre, ses enfants Andrej et Adriana étaient les propriétaires de l’édifice.