Une centaine de touristes tchèques décèdent tous les ans pendant leurs vacances à l’étranger

La semaine dernière, cinq ressortissants tchèques sont décédés pendant leurs vacances à l’étranger. Tous les ans, la saison estivale, entre la mi-juin et la mi-septembre voit le décès d’une centaine de touristes tchèques sur le lieu de leur séjour. En cause, la plupart du temps les accidents de la route, l’escalade ou la baignade.

Photo: Jan Tůma / Pixabay, CCOPhoto: Jan Tůma / Pixabay, CCO Un homme d’une quarantaine d’année mortellement attaqué par un requin en Egypte, une femme tombée dans une cascade en Autriche, un homme noyé dans un lac en Allemagne et deux hommes également victimes de la mer en Bulgarie : tel est le triste bilan de la semaine écoulée.

Si les vacances sont en général source de réjouissance et de plaisir, certaines peuvent finir de manière tragique. Alors que de nombreux touristes recherchent le soleil et la mer, certains n’ont souvent pas conscience du danger de l’élément marin, comme le souligne David Smejkal, président des Sauveteurs aquatiques pour la Croix Rouge :

« Les courants marins de profondeur sont les plus dangereux : ils vous emmènent souvent à quelque 150, 200 mètres au large. Les gens qui n’y sont pas préparés et ne connaissent pas le mécanisme des courants marins, se noient en général. »

Les touristes adeptes de sports d’adrénaline sont également les plus susceptibles d’avoir un accident. Or, ce type de vacances sportives est une tendance à la hausse ces dernières années. Canoë-kayak, rafting, parapente, escalade sont particulièrement prisés, en dépit du danger ou parfois du manque d’équipement des vacanciers.

L’an dernier, ce sont en tout environ 500 ressortissants tchèques qui sont décédés à l’étranger, la plupart de ces décès étant survenus en Slovaquie et en Allemagne voisine, et en Grande Bretagne. Côté destinations exclusivement touristiques, la Croatie arrivait en tête suivie par l’Italie et l’Espagne. Dans ces cas-là, les consulats tchèques jouent un rôle important dans la prise en charge du défunt, voire, le cas échéant, de ses proches, comme le précise Michaela Lagronová, porte-parole du ministère des Affaires étrangères :

« Nous pouvons, si besoin est, procurer un avocat, nous pouvons apporter une aide également s’il y a besoin de faire des traductions officielles. Et nous pouvons aussi organiser le rapatriement de la dépouille. »

Photo: kallerna, CC BY-SA 3.0Photo: kallerna, CC BY-SA 3.0 Si la personne a été prévoyante, les compagnies d’assurance interviennent également. Et pas seulement dans le cas d’un décès, mais aussi dans le cas de blessures ou de maladies. Depuis quelques temps, le nombre de personnes blessées ou tombant malade lors d’un séjour à l’étranger ne cesse d’augmenter. Selon Štepán Landík, directeur d’une compagnie d’assurance européenne, l’Egypte est à cet égard la destination la plus risquée :

« S’il fait 50 ºC, combiné avec une consommation excessive d’alcool et de nourriture, la probabilité d’avoir des problèmes de santé est bien plus importante. »

Le nombre de personnes nécessitant une prise en charge médicale à leur retour tend également à augmenter : rien que pour l’an dernier, leur nombre s’élevait à 800.