Un nouveau ministre de la Défense nationale

Pas tellement de changements à remarquer dans le cabinet du nouveau Premier ministre, Stanislav Gross. A noter quand même, le nouveau ministre de la Défense nationale, Karel Kühnl, qui est une personnalité connue des milieux politiques. Quel est son programme et quelles sont ses ambitions, en tant que chef de la Défense. Des propos enregistrés par notre collègue de la rédaction espagnole, Pavla Jedlickova.

Le président Vaclav Klaus et le nouveau ministre de la Défense Karel Kühnl, photo: CTKLe président Vaclav Klaus et le nouveau ministre de la Défense Karel Kühnl, photo: CTK « Je pense qu'il ne s'agit pas seulement du fonctionnement de l'Armée tchèque, mais de tout le ministère, ce qui est, naturellement, une sphère beaucoup plus importante. J'ai été l'un de ceux qui ont demandé la création d'une armée moderne, mobile, une armée qui est capable d'intervenir dans n'importe quel coin du monde. La conception d'une telle armée existe en théorie, mais dans la réalité, il reste beaucoup à faire. Un grand nombre de détails doit être encore réalisé. Leur réalisation, sous ma direction, sera, naturellement, une marque de succès. Voilà l'idée avec laquelle je prends la direction du ministère de la Défense nationale ».

Le nouveau ministre de la Défense nationale, Karel Kühnl, représentant l'un des partis de la coalition gouvernementale, l'Union de la liberté/Union démocratique, et qui a déjà goûté aux saveurs du pouvoir, présente peut-être un avantage : une conception de la Défense qui répond aux idées du président de la République, Vaclav Klaus, basée sur les garanties de l'OTAN, donc sur l'alliance de l'Europe avec les Etats-Unis, et contre une défense qui serait européenne, sur la base des moyens de défense multinationale de l'Union européenne. Il émet, pourtant, certaines réserves :

« Nous sommes tous d'accords sur le fait que le mécanisme de base de la défense est représenté par l'OTAN. Sur ce point, nous sommes d'accords avec le président de la République. Nous devons donc être prêts à accomplir les missions qui découlent de notre alliance avec l'Alliance de l'Atlantique Nord. Cela concerne aussi bien l'aspect politique que les finances, ou le personnel disponible. L'Alliance atlantique n'est pas un mécanisme où il est possible de profiter sans contribuer. Tout le monde doit contribuer. L'Union européenne, d'un autre côté, n'est pas une formation de sécurité, mais elle peut, dans certains cas, remplacer l'OTAN. Cela en raison de sa puissance économique et morale. Ses unités pourraient intervenir dans des régions éloignées du monde ». Une conception et des idées que le nouveau ministre de la Défense nationale, Karel Kühnl, devra encore imposer.