Restrictions budgétaires : satisfecit de la Commission européenne

16-06-2010

Un bon point pour la République tchèque en matière de restriction budgétaire : la Commission européenne a estimé que les mesures décidées par le gouvernement pour réduire le déficit public étaient suffisantes. Une annonce faite alors que le ministre de l’Economie vient de préparer un plan d’austérité renforcé pour 2011.

« Dans tous les cas de figure étudiés, nous sommes arrivés à la conclusion que les mesures adoptées afin d’atteindre les objectifs budgétaires fixés pour 2010 étaient suffisantes » : tel est en substance le jugement de la Commission européenne à propos de la République tchèque, un des douze pays évalués.

En décembre dernier, la République tchèque s’était fait taper sur les doigts pour son non-respect des critères de convergence. Parmi ces critères, garanties de stabilité au sein de l’Union, interdiction d’avoir un déficit public annuel supérieur à 3 % du PIB. Une limite largement dépassée par la République tchèque, qui a été enjointe par la Commission de le refaire passer sous la barre des 3% d’ici 2013.

Cette année donc, le déficit devrait s’élever à 5,3%, première étape de mesures d’austérité entamées par le gouvernement de Jan Fischer, désormais soutenues par le leader de l’ODS et « premier-ministrable » Petr Nečas.

Petr Nečas et Eduard Janota, photo: CTKPetr Nečas et Eduard Janota, photo: CTK Le nouveau plan d’austérité pour 2011 de l’actuel ministre de l’Economie Eduard Janota a été présenté ce mercredi dans le quotidien économique Hospodarské noviny : un projet selon lequel les Tchèques devront encore plus se serrer la ceinture dès janvier prochain, puisqu’il suggère notamment un gel des retraites pour la deuxième année consécutive, une augmentation des impôts directs pour les professions libérales et sur les grosses fortunes, mais aussi indirects avec une hausse de la TVA, ou encore une baisse des aides sociales. Des mesures drastiques qui, si elles sont suivies par le prochain cabinet de centre-droit actuellement en formation, devraient permettre à l’Etat d’économiser 68 milliards de couronnes et d’arriver à un déficit de 4,8% en 2011.

Reste à savoir désormais ce que décidera de suivre le prochain gouvernement. Pour l’heure, si le gel des retraites et la réduction de l’allocation parentale ne font pas l’unanimité chez les futurs membres de la coalition, l’augmentation de la TVA ou encore la baisse de nombreuses dépenses dans les administrations publiques devraient être retenues.

16-06-2010