Prague et Washington renforcent leur collaboration dans le domaine de l'énergie nucléaire

06-12-2010

Une déclaration officielle de coopération en matière d’énergie nucléaire : c’est ce que doivent signer ce lundi le ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce, Martin Kocourek, avec son homologue américain Gary Locke. Pour le ministre tchèque, il s’agit d’une étape importante dans l’histoire des relations entre Prague et Washington :

Martin KocourekMartin Kocourek « C’est une première étape vers ce moment historique où pour la première fois dans l’histoire moderne nous entamons un dialogue commercial sur la question avec les Etats-Unis. Cette déclaration doit en fait concrètement chapeauter notre future coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire. »

Le document signé à Washington est une déclaration de principe, avec un volet commercial et un volet scientifique. Selon le ministre Kocourek, les applications concrètes seront précisées au fur et à mesure :

« Le dialogue a un cadre très large. Il s’agit dans le cadre de ce dialogue de préciser les futures formes de collaboration, notamment le soutien aux échanges commerciaux, sous la forme par exemple de présence respective dans les différents salons spécialisés et autres. Cela va également donner un cadre à nos investissements, à notre collaboration stratégique, à notre collaboration en matière d’innovation. Avec également un groupe de travail qui va être formé pour travailler sur ces différents thèmes. »

Avec l’abandon du projet de radar américain en Bohême, les relations entre Prague et Washington sont revenues à un niveau plus « normal », même si le lien entre les deux pays reste étroit. Désormais il est surtout question de business, et c’est le cas également dans le domaine de l’atome.

La société américaine, Westinghouse, fait partie des trois candidats pour l’appel d’offres géant concernant la centrale nucléaire tchèque de Temelin. La Russie, la France et les Etats-Unis sont en compétition sur cet important marché. Un sujet que le ministre Kocourek va également aborder lors de son séjour à Washington :

« Evidemment, le thème de Temelin va être abordé lors de mes conversations avec les représentants américains à Washington. Mais elle ne sera pas au centre des débats. »

06-12-2010