Petr Čech : « Je ne pensais pas que la transition serait si difficile »

03-09-2010

Les éliminatoires pour le Championnat d’Europe 2012 de football commencent ce vendredi soir pour de nombreux pays, et notamment pour l’Espagne championne du monde, qui figure dans le groupe de la République tchèque et se déplace au Liechtenstein. Les Tchèques, eux, devront encore patienter quatre jours avant la réception, mardi, de la Lituanie, à Olomouc. Comme l’équipe de France par exemple, la Reprezentace, absente de la Coupe du monde en Afrique du Sud, est en pleine phase de reconstruction après le départ de la génération exceptionnelle des Nedvěd, Koller, Poborský, Šmicer et autres Jankulovský. Et lorsque nous l’avons rencontré mardi dernier, le gardien Petr Čech a admis qu’il ne s’attendait pas à ce que cette transition et ce renouvellement de générations soient si compliqués :

Petr Čech, photo: CTKPetr Čech, photo: CTK « Personnellement, je pensais que ce serait difficile, mais pas autant que ça ne l’a été. Il y avait des joueurs qui avaient déjà joué pour l’équipe nationale, et je pensais que cette expérience les aiderait à s’adapter très vite. Mais c’est toujours difficile de remplacer trois ou quatre leaders qui partent en même temps. Après il faut apprendre aux jeunes à être à leur tour des leaders sur le terrain. Tout cela nous a pris du temps. Mais je pense, j’espère qu’on est maintenant sur la bonne voie. Les deux dernières victoires contre les Etats-Unis et la Lettonie ont démontré que nous avions des qualités et des possibilités. Elles nous ont fait beaucoup de bien, mais il faut continuer à travailler pour encore progresser. »

Photo: CTKPhoto: CTK -Pour vous c’est un peu différent du fait de votre poste, mais on a quand même le sentiment que sans Tomáš Rosický au milieu de terrain et Milan Baroš en attaque, tout est beaucoup plus compliqué pour vous sur le terrain. Ce sont vraiment les deux leaders…

Tomáš Rosický et Milan Baroš, photo: CTKTomáš Rosický et Milan Baroš, photo: CTK « Oui, c’est ça notre problème. Vous pouvez avoir autant de leaders que vous voulez en dehors du terrain, mais il nous en faut surtout sur le terrain. Il y a des jeunes joueurs qui n’étaient pas habitués à ce rôle. A eux d’apprendre, car ce sont eux qui doivent faire les bons choix, amener le jeu vers l’avant et prendre les bonnes décisions. Mais évidemment, quand vous avez des joueurs comme Rosický ou Baroš, c’est plus facile parce qu’ils ont beaucoup d’expérience, ils n’ont pas peur de prendre leurs responsabilités et ils transmettent leur confiance aux autres. C’est ce qui nous a manqué ces derniers temps, même si, comme je l’ai dit, il y a du mieux contre les Etats-Unis et la Lettonie. J’espère vraiment qu’on va continuer de cette façon. »

03-09-2010