Palmarès du 14e Festival du film documentaire de Jihlava

01-11-2010

Petit tour d'horizon du palmarès de la 14e édition du Festival du film documentaire de Jihlava, qui s’est achevé samedi.

Martin Dušek (à droite) et Ondřej Provazník (au milieu), photo: CTKMartin Dušek (à droite) et Ondřej Provazník (au milieu), photo: CTK C’est le film Ženy SHR de Martin Dušek et Ondřej Provazník qui a remporté le prix du meilleur documentaire tchèque. Un film qui évoque la mort programmée de la ville de Horní Jiřetín, ville minière dont l’exploitation de lignite doit être poussée au maximum. Le destin de la ville est vu par les yeux de deux femmes que tout oppose : une activiste écologique et la porte-parole de la société exploitante. Marek Hovorka, directeur du festival, explique ce choix :

Marek Hovorka, photo: CTKMarek Hovorka, photo: CTK « Le fait que le jury ait récompensé ce film, un film qui est très actuel, est une façon très politique de dire que ce type de film est important. »

Le prix du meilleur documentaire étranger a été remporté par la Portugaise Susana de Souza Dias pour son film 48 sur la dictature de Salazar.

Autre film très apprécié, cette fois par le public : le documentaire réalisé par de jeunes handicapés dans le cadre du projet Inventura, mené par la réalisatrice Linda Jablonská. Un court-métrage où les jeunes documentaristes en herbe se sont rendus aux meetings des principaux politiques tchèques : une petite chronique de l’intolérance ordinaire chez de nombreux militants de gauche comme de droite.

Karel Vachek, photo: CTKKarel Vachek, photo: CTK Un prix d’honneur a été décerné au documentariste tchèque Karel Vachek, âgé de 70 ans. Le prix du meilleur film de l’année 2010 en Europe centrale et orientale revient au film roumain Autobiographie de Nicolas Ceaucescu. 282 films de 52 pays ont été présentés au cours de cette 14e édition du festival.

Le prix Doc Alliance pour sa part, récompense le film français Les arrivants, de Claudine Bories et Patrice Chagnard. Voilà ce que ce dernier nous avait confié en mars dernier, lors du festival du film sur les droits de l’homme One World, qui avait présenté ce film sur les demandeurs d’asile en France, en avant-première :

Claudine Bories et Patrice ChagnardClaudine Bories et Patrice Chagnard « On cherchait à faire un film sur l’immigration, pour faire large. Et en même temps, on a vite réalisé que cette question du droit d’asile qui est distincte du problème de l’immigration, était plus importante pour nous parce qu’elle nous pemettait d’exprimer notre philosophie sur la question de l’immigration parce que par nature, le droit d’asile c’est le contraire de l’immigration choisie. On ne choisit pas les demandeurs d’asile. On peut choisir de leur dire oui ou de leur dire non. Traditionnellement en France on leur a longtemps dit oui. Aujourd’hui on leur dit plutôt non, et c’est pour cela qu’on a eu envie de faire ce film. »

01-11-2010