Les « tests de résistance » confirment la stabileté du secteur bancaire tchèque

30-11-2010

La République tchèque participera à l’aide financière accordée par la Commission européenne à l’Irlande. Elle sera le garant de la somme de 6,7 milliards de couronnes.

Photo: CTKPhoto: CTK « L’eurozone lutte pour sa survie, la Tchéquie, elle aussi, aura à fournir son soutien », titrait lundi le quotidien économique Hospodářské noviny. Le montant du prêt garanti par la République tchèque est pourtant modeste, ne représentant que trois pour mille de la totalité de la somme qui sera accordée aux Irlandais. Tomáš Zídek, vice-ministre des Finances a précisé :

« Au cas où l’Irlande ne serait pas en mesure de payer cette somme avant l’expiration du délai du prêt, la République tchèque serait amenée à contribuer au budget européen davantage qu’elle ne le fait aujourd’hui, car il s’agit d’une réserve qui n’est pas remboursée ».

Les chutes des marchés financiers et les graves difficultés économiques pourraient-ils menacer le fonctionnement des banques tchèques ? Pour connaître la réponse, la Banque nationale tchèque vient d’effectuer des « stress tests » auprès de 22 banques qui ont leur siège en République tchèque. Leurs résultats donnent lieu à un optimisme plus que modéré. Pour David Marek, économe de la société Patria Finance, les résultats de ces « tests de résistance » confirment que le secteur bancaire tchèque est stable et sûr.

« Pour le client de toute banque qui est implantée en République tchèque, ces résultats apportent un certain calmement, la confirmation de ce qu’il n’y a aucun risque pour l’argent déposé ou bien pour les prêts, bref pour tous les produits réalisés avec les banques. Les résultats des tests ont réellement apporté de bons résultats ».

Les résultats des tests en question révèlent en outre que les banques qui sont implantées en Tchéquie seraient à même de faire front même à des scénarios très noirs. La Banque nationale tchèque estime d’ailleurs qu’une situation extrême qui serait due aux évolutions très défavorables des économies intérieure et extérieure et à une nouvelle incertitude sur les marchés financiers s’annonce peu probable.

30-11-2010