Les femmes tchèques qui se sont illustrées sur la scène mondiale

24-07-2009

« La Femme tchèque d’importance dans le monde ». C’est ainsi que s’intitule la distinction qui a été remise par Přemysl Sobotka, président du Sénat, jeudi, à cinq femmes tchèques qui se sont illustrées, dans différents domaines, dans le monde. Le prix est proclamé par le Comité international de coordination des Tchèques de l’étranger.

Jarmila Jančaříková, photo: Barbora KmentováJarmila Jančaříková, photo: Barbora Kmentová L’historienne Eva Hahnová, Mathilda Nostitz, fondatrice d’une association civique aux services des malvoyants, la chercheuse Jarmila Jančaříková, établie aux Etats-Unis, Hana Gerzanic-Hons, poétesse et promotrice de la culture tchèque en Australie, l’ancienne joueuse de tennis Hana Sládková-Koželuhová qui vit en Suisse. Telless sont les femmes tchèques qui ont été récompensées en l’an 2009.

Jarmila Jančáříková, chimiste et chercheuse, a travaillé entre autres sur l’évolution des médicaments contre le SIDA et le cancer. Elle explique :

« J’ai eu une grande chance de pouvoir faire ce qui m’intéressait énormément. J’ai commencé à m’investir dans la science au moment où les choses se développaient rapidement. Je travaille dans le domaine de la cristallographie des matières organiques et la méthode que j’ai développée a permis de mettre ses résultats à profit dans la science appliquée. »

Le nom de Hana Sládková-Koželuhová est connu en Tchéquie par les amateurs de tennis. Cette ancienne excellente joueuse de tennis s’engage aujourd’hui notamment dans des initiatives à caractère caritatif. Elle se souvient de ses débuts à l’étranger:

Hana Sládková-Koželuhová, photo: Barbora KmentováHana Sládková-Koželuhová, photo: Barbora Kmentová « J’ai quitté le pays clandestinement en 1950 en franchissant, comme on le disait à l’époque, les « kopečky », « les collines limitrophes ». Je n’aurais jamais pensé que je devrais attendre quarante ans avant de pouvoir retourner dans mon pays natal. Le plus difficile, c’était d’apprendre d’abord l’anglais et puis de travailler dur. Tous ceux qui prennent le chemin de l’émigration doivent travailler à 150%. Car travailler à 100%, seule la population locale peut se le permettre ».

Tout en vivant depuis de longues années hors de leur pays d’origine, toutes les femmes récompensées parlent remarquablement bien le tchèque. Promouvoir le prestige de la République tchèque dans le monde est une façon pour elles d’exprimer leur attachement qui les lie toujours à leur ancienne patrie.

24-07-2009