Le ministre de l'Intérieur rend des comptes au président de la République

Vaclav Klaus (à gauche) et Frantisek Bublan, photo: CTKVaclav Klaus (à gauche) et Frantisek Bublan, photo: CTK Le président de la République n'ayant pas reçu de réponse de la part du gouvernement à sa demande d'explications sur l'intervention de la police contre les participants à la rave party CzechTek 2005, plus importante manifestaion de musique techno dans le pays, il a convoqué le ministre de l'Intérieur, Frantisek Bublan, au Château. Ce dernier, muni d'une carte présentant en détail la situation dans la campagne de la région de Tachov, en Bohême de l'ouest, où la confrontation entre les amateurs de musique techno et les forces de police a eu lieu, n'a pas convaincu le chef de l'Etat. Vaclav Klaus a déclaré qu'il n'était pas de son ressort d'étudier les détails de l'intervention policière ou de juger des excès. Pour lui, le plus important est de déterminer si une intervention policière aussi rigoureuse était indispensable. Le président de la République a déclaré : « Je n'ai pas été le témoin d'une attaque de grande envergure contre notre pays, contre son ordre constitutionnel, qui aurait nécessité une telle intervention. » Des explications détaillées seront fournies au chef de l'Etat, comme l'a confirmé, à l'issue de la rencontre, le ministre de l'Intérieur, Frantisek Bublan :

« Ce sera vraiment une vue fondamentale sur ce qui s'est passé là-bas, pour quelles raisons. Les conditions juridiques de toute cette manifestation seront aussi présentées. Le président de la République recevra donc une réponse concrète de ma part, et je suis persuadé que cette question sera réglée rapidement. »

Le ministre de l'Intérieur prépare, aussi, une nouvelle norme juridique qui devrait ancrer les conditions dans lesquelles pourraient se dérouler des manifestations du genre de CzechTek. Ce serait une affaire privée seulement dans le cas où le nombre des participants ne dépasserait pas cinq cent personnes. Pour réunir un plus grand nombre de personnes, une permission des autorités locales serait indispensable. Un projet que le ministre voudrait présenter avant la fin du mois d'août, mais qui est déjà l'objet de fortes critiques avant même d'avoir vu le jour. Critique de la rencontre entre le président et le ministre de l'Intérieur de la part du Premier ministre, Jiri Paroubek : dans l'affaire de CzechTek, c'est lui aui aurait dû être convié à se rendre dans le bureau présidentiel...