Le bal de l’Afrique : « pour améliorer le dialogue des différentes cultures qui vivent en République tchèque »

16-04-2010

Ce vendredi, la grande salle du palais Lucerna, qui est une des salles de prédilection pour l’organisation des bals, accueille un bal un peu particulier, qui colore chaque année le paysage culturel tchèque. C’est le bal de l’Afrique, qui en est à sa treizième, mais dernière édition. Toni Antonucci travaille comme bénévole pour le mouvement humaniste, une des associations qui organise ce bal annuel.

Toni AntonucciToni Antonucci « Le mouvement humaniste, c’est une association internationale. C’est une grande idée. L’année passée, elle a organisé une marche mondiale pour la paix et la non-violence, commencée en Nouvelle Zélande et qui a traversé le monde jusqu’à arriver en Amérique du Sud, en Argentine. Beaucoup de personnalités et d’organisations ont adhéré à cette marche pour la paix. Le mouvement est présent dans environ une centaine de pays dans le monde et propose la non-violence, la paix et la non-discrimination comme ses valeurs principales, et l’être humain, la vie humaine, comme valeur et préoccupation centrale. »

Ce vendredi soir, dans la grande salle du Lucerna, se tient le bal de l’Afrique (Ples Afrika). Par qui est organisé ce bal de l’Afrique ?

 « C’est organisé avec des volontaires qui collaborent à des projets de coopération avec l’Afrique. Il y a des groupes qui font des projets avec le Kenya et la Guinée Conakry. On a commencé ce projet en 1999, ce qui coïncide avec le début de ce bal africain. Chaque année, les revenus du bal de l’Afrique sont investis dans ces projets de coopération au Kenya et en Guinée. On fait également une collecte de matériel scolaire que nous envoyons régulièrement en Afrique. »

Quel est le programme de cette treizième édition du bal de l’Afrique ?

Photo: www.plesafrika.czPhoto: www.plesafrika.cz « Chaque année, lors du bal de l’Afrique, c’est très joli, il y a beaucoup d’ambiance. Il y a des groupes de musique, avec de la musique africaine, mais aussi de la musique gitane, ou d’autres genres de musique. Il y a la possibilité de danser, il y a beaucoup d’ambiance. Personnellement, je fais le service à la porte, et quand je vois les gens quitter le bal en fin de la soirée, je vois qu’ils sont très contents. »

Y-a-t-il beaucoup de Tchèques qui font de la musique africaine ? On peut remarquer sur le programme qu’il y a beaucoup de noms tchèques…

Photo: www.plesafrika.czPhoto: www.plesafrika.cz « Oui, il y a beaucoup de groupes. On dirait que l’Afrique attire l’attention en ce moment en République tchèque et attire notamment les jeunes. Alors il y a beaucoup de groupes de musique tchèques qui font de la musique africaine. »

C’est la treizième édition de ce bal de l’Afrique, mais il a été annoncé que c’est également la dernière édition. Pourquoi arrêter un évènement qui a autant de succès ?

Photo: www.plesafrika.czPhoto: www.plesafrika.cz « Cela fait treize ans qu’on l’organise. Le mouvement humaniste a créé cinq organismes parmi lesquels ‘Convergences des cultures’ qui essaie de créer le dialogue entre les différentes cultures, du lutter contre la discrimination, et de diffuser les idées humanistes. Concernant le bal de l’Afrique, après treize ans, on est un peu fatigué, parce qu’on l’organise depuis longtemps. On a alors pensé qu’on pouvait le faire une dernière fois. Et à partir de l’année prochaine, nous allons monter d’autres activités similaires, toujours pour améliorer le dialogue des différentes cultures qui vivent en République tchèque. »

16-04-2010