La Tchéquie au salon MIDEST

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MIDEST, le plus grand salon industriel exclusivement consacré à la sous-traitance industrielle, s’est tenu du 4 au 7 novembre au Parc des expositions de Paris Nord Villepinte. Parmi les 1 805 exposants figuraient 679 entreprises étrangères venues de 33 pays dont 25 de République tchèque.

Comme cela pouvait être redouté, le Salon a un peu souffert de la crise financière actuelle, ce qui s’est traduit, entre autres, par une certaine réduction du nombre d’exposants. Les représentants des entreprises tchèques venus chercher des partenaires en France et dans d’autres pays ont subi, eux aussi, les conséquences de cette nouvelle situation. Tandis qu’en 2005 les Français étaient prêts à importer pratiquement toute la production tchèque, aujourd’hui la qualité est le facteur décisif. La Tchéquie a perdu l’avantage d’une production à moindres frais. C’est ce que confirme Jana Falatová, directrice adjointe de l’agence gouvernementale tchèque Czechtrade :

«Cette année, nous avons constaté l’influence certaine de la crise financière, dans le sens où il y a eu moins de commandes de sous-traitance tchèque enregistrées par rapport aux éditions précédentes du Salon. Il est aussi intéressant de constater que les offres de certaines sociétés étrangères, par exemple espagnoles et italiennes, ont été inférieures, et ce jusqu’à 20%, à celles des entreprises tchèques.»

Il reste pourtant des domaines dans lesquels les articles des sous-traitants tchèques font toujours l’objet d’une forte demande:

«Le plus grand nombre de demandes, si je peux en juger d’après le nombre relativement important de visiteurs de notre stand, concerne les diverses façons de traiter la taule et le coulage d’aluminium sous pression. En ce moment, il semble cependant que les tendances à vouloir transférer toute la production à l’Est, dans les pays asiatiques, s’estompe quelque peu. En ce qui concerne les livraisons de pièces spéciales en petites séries, les entreprises françaises préfèrent les sous-traitants tchèques.»

Malgré cette information positive pour nos entreprises, il est évident que les années de prospérité arrivent à terme et que les sous-traitants tchèques seront donc contraints de chercher de nouvelles stratégies pour imposer leur production dans le monde.