La réforme de la Santé publique à l'ordre du jour

07-01-2011

Le ministre Leoš Heger a présenté son projet de réforme de la Santé publique. Selon ses propres paroles, « sans une telle réforme, notre pays ne sera pas à même d’avancer économiquement ».

Leoš Heger, photo: CTKLeoš Heger, photo: CTK La réforme s’appuie sur quatre piliers : la définition des droits des patients et des traitements standards qui seront couverts par les caisses d’assurance, la définition des procédés justes des soins accordés, le contrôle de l’introduction des nouvelles technologies et la modification des compétences et des obligations des caisses d’assurance.

Selon le ministre Leoš Heger, c’est la définition des standards qui est le point clé de la réforme.

« Ces standards devraient assurer aux patients d’être informés sur ce qui est payé par l’assurance maladie et sur ce qui sera à payer comme hors standard. Il s’agit de protéger le patient pour que certains établissements sanitaires n’essaient pas de confondre les deux catégories de soins. Tout ce qui appartient à l’assurance maladie doit être clairement défini ».

La réforme préconisée a pour but de permettre une utilisation plus efficace des moyens accordés à la santé publique de façon à ce que les moyens économisés puissent être investis dans les salaires. En attendant le débat à son sujet dans les deux chambres du Parlement, des voix critiques voient le jour non seulement dans l’opposition, mais aussi au sein des partis de la coalition gouvernementale. Les uns dénoncent notamment le fait que les patients soignés dans les hôpitaux auront désormais à payer 100 couronnes par jour au lieu de 60 couronnes actuellement, tandis que les autres considèrent les modifications proposées comme insuffisantes.

Václav Klaus et Leoš Heger, photo: CTKVáclav Klaus et Leoš Heger, photo: CTK La réforme proposée a été en revanche pleinement soutenue ce vendredi, par le président Václav Klaus lors de son entretien avec le ministre Leoš Heger, au Château de Prague. Estimant qu’elle mènera à « l’assainissement de la santé publique tchèque », il a saisi en outre l’occasion pour dénoncer le comportement « très irresponsable » des médecins tchèques qui ont donné leur démission en signe de protestation contre leurs bas salaires. Il s’était déjà exprimé dans ce sens dans son discours de Nouvel an.

A ce jour, près de 3 800 médecins travaillant dans les hôpitaux ont ainsi claqué la porte. Par ailleurs, la campagne « Merci, on s’en va » qui a initié ce départ en masse, entre dans sa deuxième phase, des centaines de nouvelles démissions étant prévues aux cours des mois de janvier et de février.

07-01-2011