La droite ou la gauche : à qui la majorité au Sénat ?

22-10-2010

Ces vendredi et samedi, on vote de nouveau en République tchèque, à l’occasion du deuxième tour des élections sénatoriales partielles qui se déroulent une semaine après leur premier volet. Celui-ci se tenait, rappelons-le, parallèlement aux élections communales.

Petr Nečas, photo: CTKPetr Nečas, photo: CTK Cette fois-ci, 54 candidats se disputent les faveurs des électeurs, ce deuxième tour se présentant comme un duel entre deux candidats ayant obtenu précédemment, dans leurs districts électoraux respectifs, le plus de voix. Les 27 nouveaux sénateurs qui en seront issus, formeront un tiers de la chambre haute du parlement qui totalise 81 membres.

L’enjeu s’annonce important en dépit du fait que l’importance du système bicaméral se voit parfois minimisée et que la cote du Sénat auprès d’une grande partie de l’opinion publique soit modeste. Il s’agit, ni plus ni moins, que d’imposer la prédominance à la chambre haute, soit de la gauche soit de la droite. Le combat sera serré entre les deux principaux acteurs politiques, car la social-démocratie (CSSD) a 22 candidats qui passent au deuxième tour, tandis que le Parti civique démocrate (ODS) en a 19.

Bohuslav Sobotka, photo: CTKBohuslav Sobotka, photo: CTK Pour obtenir la majorité à la chambre haute, la social-démocratie a besoin d’obtenir 12 nouveaux sièges. Ceci lui permettrait, aux dires de son chef intérimaire, Bohuslav Sobotka, de freiner les réformes entamées par la coalition gouvernementale :

« Le Sénat participe aux procédés législatifs et il a le pouvoir de modifier les lois. Si la social-démocratie réussit, elle sera à même d’influencer positivement ce processus ».

Le Premier ministre Petr Nečas craint de son côté de voir le processus des réformes condamné « à la destruction », d’où sa volonté de soutenir tous les candidats, sauf ceux de la gauche.

Un soutien qui s’avère parfois délicat, comme celui déclaré ouvertement à la candidate indépendante Liana Janáčková, connue pour ses discours anti-rom, que Petr Nečas a été contraint de qualifier de « malheureux », à la suite des critiques formulées à son égard par certains membres de son cabinet.

Le taux de participation au deuxième tour des sénatoriales est traditionnellement plus bas que lors du premier tour. Or, beaucoup estiment que ce qui décidera, ce sera la bonne volonté des sympathisants de tel ou tel parti de se donner de la peine de se rendre aux urnes.

D’après l’Office des statistiques, les résultats de ce deuxième tour des élections sénatoriales partielles devraient être connus dès samedi soir.

22-10-2010