En République tchèque, gouvernement et ONG organisent l’aide pour Haïti

14-01-2010

Comme ailleurs en Europe et dans le monde, l’aide humanitaire se met en place en République tchèque après le violent tremblement de terre qui a ravagé Haïti. Les organisations non gouvernementales dans un premier temps puis le gouvernement ont rapidement réagi.

Photo: CTKPhoto: CTK Le gouvernement s’est notamment dit prêt à envoyer des équipes de sauvetage ainsi qu’une aide financière dont le montant devrait être supérieur à 200 000 euros. Des mesures plus concrètes ne seront toutefois prises que plus tard en fonction de ce que décidera l’Union européenne, comme l’explique Jiří Beneš, du ministère des Affaires étrangères :

De nombreux Haïtiens se retrouvent maintenant sans abri, photo: CTKDe nombreux Haïtiens se retrouvent maintenant sans abri, photo: CTK « Nous suivons attentivement et analysons l’évolution de la situation afin de pouvoir déterminer précisément de quelle manière nous pouvons aider Haïti dans cette crise humanitaire. Mais pour l’instant des discussions sont en cours à Bruxelles, où l’UE coordonne l’aide centrale européenne. Et selon les décisions qui seront prises, nous spécifierons la nature et le montant de notre aide bilatérale. »

Le tremblement de terre a été dévastateur, photo: CTKLe tremblement de terre a été dévastateur, photo: CTK Jiří Beneš a toutefois précisé que la République tchèque s’apprêtait plutôt à envoyer une aide financière que matérielle, estimant que les organisations internationales comme l’ONU et l’UNICEF opérant à Port-au-Prince étaient mieux placées pour organiser l’aide matérielle.

Comme toujours lors de catastrophes naturelles de ce type, People in Need (Člověk v tísni), l’organisation humanitaire la plus importante en République tchèque, n’a pas tardé, elle non plus, à se mobiliser pour mettre sur pied un système d’aide d’urgence. Outre les 12 000 euros immédiatement débloqués de ses fonds, People in Need a lancé une collecte de dons dans tout le pays. Des initiatives qui sont également celles menées par l’organisation caritative de l’archidiocèse d’Olomouc, qui enverra, elle, une première aide d’urgence de 20 000 euros. Dans les rues de Port-au-Prince après le séisme, photo: CTKDans les rues de Port-au-Prince après le séisme, photo: CTK Engagée depuis plusieurs années dans divers projets en Haïti, et notamment un projet d’adoption à distance d’environ 500 enfants, la Charité archidiocésaine d’Olomouc est certainement l’organisation tchèque la plus en vue ces deux derniers jours. Elle possède ainsi deux de ses membres sur place, un père missionnaire et une volontaire, qui se trouvaient toutefois au nord de l’île au moment du séisme. Hors de danger, ils vont désormais s’efforcer de rejoindre la zone la plus sinistrée du pays afin de pouvoir faire un état des lieux, déterminer les besoins les plus urgents et retrouver la trace des enfants adoptés.

Pour le reste, le ministère des Affaires étrangères a indiqué qu’aucune victime tchèque n’avait été recensée et qu’aucune recherche n’était menée.

14-01-2010