Coupe Davis : avant la finale, les Tchèques ne veulent pas seulement rêver

02-12-2009

Pour la première fois depuis la victoire de la Tchécoslovaquie d’Ivan Lendl en 1980 et pour la première fois depuis la fondation du pays en 1993, la République tchèque s’apprête à disputer la finale de la Coupe Davis. Après un parcours exceptionnel, Radek Štěpánek et Tomáš Berdych vont défier, à partir de vendredi, l’Espagne de Rafael Nadal. Sur la terre battue de Barcelone et face au tenant du titre, la mission s’annonce presque impossible, mais les Tchèques croient dur comme fer en leurs chances.

Jaroslav Navrátil (à droite), photo: CTKJaroslav Navrátil (à droite), photo: CTK Quoiqu’il arrive en Catalogne ce week-end, en éliminant successivement la France des « nouveaux Mousquetaires », puis l’Argentine de Juan Martin Del Potro et enfin, chez elle, la Croatie de Marin Cilic et d’Ivo Karlovic, la République tchèque a d’ores et déjà réussi la meilleure campagne de Coupe Davis de son histoire. Elle aborde donc la finale avec un capital confiance légitime, et ce malgré le fait que ses joueurs évolueront devant 15 000 supporters espagnols, ce que le capitaine, Jaroslav Navrátil, estime ne pas être forcément un désavantage :

Radek Štěpánek, photo: CTKRadek Štěpánek, photo: CTK « Bien sûr, ce sera complètement différent de nos matchs à domicile contre la France et l’Argentine ou de notre demi-finale en Croatie, où nos supporters étaient pratiquement plus nombreux que les Croates. On sait que l’ambiance sera chaude, mais Berdych et Štěpánek sont des professionnels. Ils ont déjà joué à Madrid ou à Barcelone et sont habitués. Et puis tout s’est bien passé lors des matchs précédents en Espagne, je suis donc persuadé que ce sera une ambiance qui conviendra tout à fait à une finale de Coupe Davis. »

L’avantage des Tchèques pourrait être leur degré de préparation à l’événement. Tandis que Rafael Nadal et Fernando Verdasco ont collectionné les défaites au Masters à Londres la semaine dernière, les Tchèques ont pu peaufiner leur adaptation à la terre battue, une surface sur laquelle ils ont battu la Croatie mais qui n’est cependant pas leur favorite. Tomáš Berdych s’est donc entraîné dans sa Moravie natale sous les yeux de Jaroslav Navrátil, tandis que Radek stepanek se trouvait, lui, en Floride sous les ordres de son coach Petr Korda. Et Tomáš Berdych considère que cette dizaine de jours de préparation peut être un facteur important dans l’éventuelle réussite tchèque :

Tomáš Berdych, photo: CTKTomáš Berdych, photo: CTK « Effectivement, ça peut jouer un rôle. Radek et moi sommes bien reposés et nous avons eu le temps nécessaire pour bien nous préparer, physiquement et mentalement. Les Espagnols ont joué des matchs difficiles au Masters, qu’ils ont tous perdus, et ce n’est peut-être pas la meilleure chose qui pouvait leur arriver au niveau de la confiance. Et même si la Coupe Davis est une compétition à part, tout cela peut avoir une influence sur le résultat final. »

Depuis dimanche, Tomáš Berdych et Radek Štěpánek, qui dès le début de saison avaient fait de la Coupe Davis une des priorités de leur saison, se trouvent donc à Barcelone avec une seule idée commune en tête : ramener le saladier d’argent à Prague pour la première fois depuis la partition de la Tchécoslovaquie en 1993 et écrie, ainsi, une des plus belles pages de l’histoire du sport tchèque.

02-12-2009