Avec Médecins sans frontières, des Tchèques luttent contre Ebola en Afrique

27-11-2014

Le nombre de personnes contaminées par le virus Ebola n’en finit pas d’augmenter. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la maladie a déjà fait 5500 victimes. Les Tchèques sont également présents parmi les quelque 3300 volontaires du monde entier présents en Afrique avec l’organisation non gouvernementale Médecins Sans Frontières pour aider à lutter contre cette épidémie et ses conséquences.

Pavlína Kozelková (à droite), photo: ČTKPavlína Kozelková (à droite), photo: ČTK Pavlína Kozelková est une des deux Tchèques qui ont décidé de participer à une mission bénévole dans des pays touchés par l’épidémie de virus Ebola. Ainsi, elle est arrivée dans la capitale de la Guinée, Conakry, en septembre dernier. Pour la Radio tchèque, elle s’est souvenue de son arrivée :

« Il y avait 18 cas de contamination quand je suis arrivée à Conakry. En trois semaines, ce chiffre a triplé. Et l’hôpital avait un problème de capacité d’accueil limitée. »

Lors de son séjour, elle accompagnait les médecins venus pour soigner les malades et s’occupait principalement de leur confort et d’administration. Pourtant, elle a également visité un hôpital de fortune établi dans la ville pour pouvoir accueillir plus de malades. Elle souligne que la capacité n’est pas le seul problème des hôpitaux qui prennent en charge les victimes d’Ebola. La confiance dans le personnel médical et les médecins fait souvent défaut et certains malades tentent de s’enfuir de l’hôpital :

Photo: ČTKPhoto: ČTK « Parmi les habitants de la ville qui sont bien informés et qui connaissent bien Médecins Sans Frontières, nous pouvons également trouver des gens qui préfèrent aller voir un chaman ou un guérisseur. »

Après six semaines de ce travail bénévole, elle est revenue en République Tchèque où elle a passé toute une batterie d’examens médicaux. Pavlína Kozelková avoue que même si elle ne regrette pas sa participation à cette mission, elle a eu des moments de faiblesse et de peur d’être contaminée :

« Il y a effectivement des moments où j’ai pensé à la possibilité d’être contaminée. Par exemple, quand vous avez mal à la tête ou mal au ventre, qui sont les symptômes d’Ebola, vous réfléchissez aux événements des derniers jours, aux personnes que vous avez vues, à ce que vous avez touché… »

Les problèmes de capacité et de personnel ne se limitent pas à la seule Guinée. L’OGN Médecins Sans Frontières interpellent régulièrement d’autres organismes et les gouvernements des pays européens. Le directeur de la branche tchèque de Médecins Sans Frontières, Pavel Gruber, détaille la situation actuelle :

Pavel Gruber, photo: ČTKPavel Gruber, photo: ČTK « Les médecins et les professionnels de la santé viennent de plus en plus nombreux à la suite de l’appel que nous avons lancé il y a un mois et demi. Ainsi, nous construisons de nouveaux centres Ebola, certains sous la direction de gouvernements, d’autres sous la direction d’ONG. Les capacités augmentent donc, même lentement. »

En plus de l’envoi de volontaires sur place, Médecins Sans Frontières dispose d’autres moyens d’action. L’association a organisé, par exemple, une collecte publique et a collaboré à la préparation de l’aide humanitaire envoyée par le gouvernement de la République tchèque, qui comportait du matériel pour transporter les victimes, ainsi que des vêtements de protection et des produits de désinfection.

27-11-2014