Athlétisme : des Tchèques et des espoirs aux championnats d’Europe de Berlin

Les championnats d’Europe d’athlétisme ont débuté lundi à Berlin. Ils sont 49 sportifs tchèques à avoir fait le voyage en train depuis Prague pour aller participer aux épreuves. Les athlètes ont jusqu’à dimanche pour faire mieux que les quatre médailles d’argent décrochées il y a deux ans à Amsterdam.

Tomáš Staněk, photo: C messier, CC BY-SA 4.0Tomáš Staněk, photo: C messier, CC BY-SA 4.0 Parmi les médaillés de 2016, il y avait le sprinteur Pavel Maslák, spécialiste du 400 mètres. Il est de retour à Berlin et, ce mardi, au stade olympique, le champion du monde de la discipline en salle s’est difficilement qualifié pour les demi-finales. Les championnats sont ainsi bel et bien lancés pour de nombreux athlètes.

En lancer de poids, les espoirs tchèques reposent sur les larges épaules de Tomáš Staněk, qui enchaînent les bonnes performances cette saison et qui a lui obtenu le bronze aux Mondiaux en salle à l’hiver dernier. Pour les qualifications, l’épreuve était organisée hors du stade olympique, sur une place de Berlin spécialement arrangée pour l’occasion. Enthousiaste à l’idée de concourir dans ces conditions, Tomáš Staněk a vite déchanté :

« Les organisateurs m’ont interdit d’aller en dehors du site. Cela m’a vraiment gêné, nous n’avions vraiment aucun espace, même pas pour l’échauffement. Ils n’avaient même pas fait de piste. Nous avons dû nous entraîner à côté, dans le parc. C’était vraiment mal fait. Surtout que je me réjouissais en me disant que ce serait bien. C’était le contraire. »

Réalisant sa pire performance cette saison, avec un dernier lancer à 19,77 mètres, Tomáš Staněk est finalement parvenu à se qualifier in extremis pour la finale, disputée ce mardi soir au stade olympique. Le lanceur sait au moins ce qu’il ne doit pas faire s’il veut monter sur le podium.

La représentation tchèque d'athlétisme, photo: Kateřina Šulová/ČTKLa représentation tchèque d'athlétisme, photo: Kateřina Šulová/ČTK Les qualifications ont également été difficiles pour Zdeněk Stromšík. Le sprinteur n’est pas à proprement parler une chance de médaille tchèque, mais il a marqué les esprits cet été en établissant le nouveau record tchèque du 100 mètres, en 10,16 secondes. Victime d’une petite mésaventure, puisque le bus qui devait l’amener au stade olympique ne l’a pas attendu, Zdeněk Stromšík a finalement répondu présent pour accéder aux demi-finales de l’épreuve, mais avec un temps faiblard de 10,39 secondes :

« Ce n’était pas du tout une course réussie. J’étais raide comme un bâton. Le temps que j’ai fait est une déception. »

En course à pieds, les supporteurs tchèques auront probablement surtout les yeux rivés sur Zuzana Hejnová, la championne du monde en 2013 et en 2015 sur 400 mètres haies, ou bien sur Jakub Holuša, spécialiste du 800 et du 1 500 mètres.

Nul doute que dans le programme des championnats, ils ont également coché les épreuves de lancer de javelot. Les athlètes tchèques excellent dans la discipline, avec en particulier la double championne olympique et double championne du monde Barbora Špotáková. Mais en l’absence de la recordwoman mondiale, pour cause de congé de maternité, c’est Nikola Ogrodníková qui tentera de montrer qu’elle peut s’approcher du niveau de sa compatriote :

Nikola Ogrodníková, photo: Michal Kamaryt/ČTKNikola Ogrodníková, photo: Michal Kamaryt/ČTK « Pour moi comme pour les autres, Bára Špotáková est une star. Tout le monde a pour objectif d’essayer d’être meilleur qu’elle. Mais je ne sais pas si cela est possible. Elle m’a souhaité bonne chance. Elle m’a dit qu’elle allait regarder la compétition et croiser les doigts. »

Nikola Ogrodníková est en couple avec Vítězslav Veselý, le champion du monde 2013 de lancer de javelot. L’athlète de 35 ans a cependant été empêché de se rendre à Berlin en raison d’une vilaine angine. Mais chez les hommes, le leader se nomme désormais Jakub Vadlejch, le vice-champion de la discipline, qui enchaîne, depuis plus de deux ans, les bonnes performances en Ligue de diamant. Bref, les amateurs tchèques d’athlétisme ont suffisamment de bonnes raisons de rester les yeux fixés sur le poste de télévision jusqu’à dimanche.