Adriana Sklenarikova-Karembeu : « Je suis une vraie Tchéco-slovaque »

Adriana Slenarikova, top-model plus connu en France sous le nom d'Adriana Karembeu depuis son mariage avec le célèbre footballeur d'origine kanak, était cette semaine à Prague. Venue pour la sortie en DVD du documentaire réalisé par M. Smidmajer qui lui est consacré, elle s'est confiée au micro de Radio Prague, en expliquant d'abord d'où venait son nom de famille tchèque.

 « Je suis Slovaque, parce que je suis née en Slovaquie, mais mon père est Tchèque, de Vsetin, dans la région d'Ostrava. De là vient mon nom de famille. Je suis une vraie Tchéco-slovaque en fait. Je parle normalement slovaque, mais je peux aussi parler tchèque. »

Je sais que vous étiez à Prague, où vous faisiez des études, pendant la révolution de velours. Qu'est-ce que représente cette ville pour vous ?

« D'abord mes premières trois années de liberté. J'ai quitté mes parents à l'âge de 17 ans et ai commencé à me forger un caractère. C'était super, une de mes meilleures périodes. Mais je ne connaissais pas vraiment bien la ville, je n'avais pas beaucoup de temps à cause de mes études. C'est maintenant que je découvre la ville. »

Vous reste-t-il quelques souvenirs de ces journées de novembre et décembre 1989 ?

« Oui, des souvenirs de quand on était dans les rues, on avait très très froid et très peur. On ne savait pas trop comment ça allait se terminer. Il y avait une certaine pression, mes parents voulaient que je rentre à la maison, ils trouvaient tout cela trop dangereux. L'école s'est arrêtée, c'était le chaos. Je me souviens d'avoir été un peu inconsciente de tout cela, maintenant je pourrais le vivre différemment... Mais à 18 ans à peine... »

Vous compreniez le mouvement populaire?

 « Bien sûr, je n'étais pas un enfant, mais c'était en même temps une grande découverte qu'on pouvait se battre pour vivre autrement, qu'on pouvait être courageux, mais allez contre ce système énorme qui a duré plus de quarante ans... Maintenant, quand je regarde tout ce qui a été accompli, je suis bien contente. »

C'est ça qui vous a donné envie de soutenir des oeuvres humanitaires ?

« C'est très simple. Si je peux me rendre utile pour soulager la souffrance de certains, tant mieux. »

On vous voit dans ce documentaire aux côtés de la Croix-Rouge française ; vous engagez-vous aussi en Slovaquie et en République tchèque ?

« Oui, on a fait la même campagne en Slovaquie. Mais c'est vrai qu'en Slovaquie et République tchèque, l'éducation des premiers secours est bien implantée à l'école, alors on est beaucoup plus évolué dans le domaine qu'en France par exemple, où c'est la catastrophe à ce niveau-là. »

Vous habitez actuellement en Suisse, où joue votre mari, est-ce que vous envisagez d'habiter un jour en Slovaquie ou ici à Prague ?

« Oui, pourquoi pas, on en parle déjà ensemble avec mon mari, qui adore la Slovaquie. Et puis, c'est vrai qu'on est bientôt retraité... »