A Santa Barbara, Václav Klaus a parlé du climat et critiqué les plans économiques des USA

09-03-2009

Fidèle à sa réputation de politicien pour lequel le réchauffement climatique n’existe pas, le président tchèque Václav Klaus a exposé, samedi, ses idées sur les nouvelles menaces à la liberté que représente le renforcement du rôle de l’Etat dans l’économie et l’écologie. Il s’est ainsi exprimé dans le cadre de la conférence annuelle du Wall Street Journal sur les remèdes possibles au réchauffement de la planète qui se déroulait à Santa Barbara.

Václav Klaus à Santa Barbara, photo: CTKVáclav Klaus à Santa Barbara, photo: CTK « Depuis 1998, la température globale accuse une baisse, non pas une hausse, c’est un fait qui devrait être pris en considération, et je suis sûr que si cela continue pendant une période plus longue, on commencera à y réfléchir de nouveau. »

C’est ce qu’a indiqué, samedi, Václav Klaus à la conférence de Santa Barbara à laquelle il n’a finalement pas rencontré son grand rival, Al Gore, prix Nobel de la paix et ancien vice-président des Etats-Unis qui est intervenu la veille. Des critiques d’Al Gore ont applaudi Václav Klaus pour ses convictions pour le moins singulières et tout à fait isolées sur la scène politique tchèque. Selon lui le réchauffement climatique serait une hystérie globale et l’alarmisme porterait atteinte à la liberté et la prospérité de l’humanité. Václav Klaus a également critiqué le déficit du budget de l’Etat prévu par la nouvelle administration américaine :

Václav Klaus à Santa Barbara, photo: CTKVáclav Klaus à Santa Barbara, photo: CTK « L’Amérique a un nouveau président qui vient avec un renforcement sans précédent du rôle de l’Etat qui dépensera des centaines de milliards de dollars dans divers projets gouvernementaux, alors que notre expérience nous dit que ce n’est par une bonne voie. »

 « Je n’en reviens pas de voir à quel point vous croyez en l’action du gouvernement, et à quel point vous vous méfiez des mécanismes du marché libre » a précisé encore Václav Klaus pendant la conférence de Santa Barbara. Celle-ci a été l’occasion pour lui de souligner la folie de l’introduction des quotas de CO2 : « Le système européen du marché du CO2 est un échec. Si vous suivez cet exemple, vous dévasterez votre économie. » L’administration Obama promet une révolution écologique justement, avec un accent sur les sources renouvelables et les technologies pures. Pour cette raison, Václav Klaus va offrir au président américain, de même qu’il l’avait fait pour son prédécesseur, son ouvrage ‘Une planète bleue, pas verte.’ L’occasion de partager ses convictions avec Barack Obama se présentera lors de sa venue à Prague, les 4 et 5 avril prochain.

09-03-2009