A la découverte de la section française du Lycée slave d'Olomouc

08-06-2006

Prague, bien entendu, mais aussi Tabor et Brno, sont trois des quatre villes de République tchèque qui possèdent un établissement d'enseignement secondaire, doté d'une section liée au système éducatif français. La ville d'Olomouc en Moravie centrale est la quatrième ville. C'est le Lycée slave, considéré comme l'un des meilleurs établissements de la région, qui en 1990, inaugure sa section bilingue, pour des élèves de niveau équivalent au collège et lycée français. Une section qui s'inscrit dans la lignée d'une francophonie traditionnelle de cet établissement. Mais écoutons plutôt la directrice-adjointe du lycée, Eva Pavlickova :

 « C'est la France qui a proposé de créer un certain type d'études, qui a aidé à intégrer un peu plus les élèves et les étudiants tchèques en Europe. Ils ont donc cherché un lycée qui serait prêt à se lancer. Ici, à Olomouc, c'était surtout grâce à un professeur d'université, qui s'appelait Monsieur Latal qui enseignait le français, qui aimait la France, qui avait fait ses études et ensuite travaillé à Dijon dans la section tchèque. C'est surtout lui qui a poussé l'université, la mairie et le lycée slave à créer cette section, ici, à Olomouc. Parce qu'au début, l'idée était de la créer à Ostrava. »

Comment entre-t-on à la section tchéco-française du lycée slave ? Quels sont les tests ? Faut-il déjà parler français ?

« Non, on n'exige pas de connaissances de la langue, et au début, ça attirait l'attention et l'intérêt des parents et des élèves. Il faut dire que quand la section a commencé, il y avait plus de 500 candidats pour deux classes. On avait annoncé l'ouverture de deux classes pour à peu près 60 élèves, et il y avait plus de 500 candidats ! A l'heure actuelle, on fait toujours passer des épreuves d'admission, mais il faut avoir un certain niveau de connaissances de la langue tchèque, des maths, et en plus il n'y a pas que les connaissances classiques mais il faut prouver sa capacité à réfléchir. »

Pour l'année scolaire 2005-2006 qui se termine, 183 élèves se répartissaient dans 6 classes. J'ai demandé à l'une de ces élèves, Veronika Lazorcakova, 17 ans, comment s'étaient passées ses premières heures de cours de français et si elle n'était pas trop perdue :

« Si, c'était plutôt ça ! C'était plutôt du genre : je ne serai pas capable de le faire ! C'était encore plus difficile car notre toute première heure était avec un Français. Par exemple, moi, je ne savais pas du tout le français, et on était vraiment étonnés quand il est entré dans la classe et qu'il a dit 'Bonjour !', nous étions terrifiés ! »

Et il peut y avoir de quoi quand on sait qu'une fois atteint un certain niveau de langue, après des cours intensifs au cours des deux premières années d'études, les élèves sont censés être capables de suivre cinq matières exclusivement en français.

Pour la suite de la visite de la section française du lycée slave d'Olomouc, qui a notamment sa propre troupe de théâtre francophone, rdv dans la prochaine rubrique de la Tchéquie au quotidien.

08-06-2006