Visite du Premier ministre Gross et d'entrepreneurs tchèques à Lyon

25-02-2005

En visite en France le 15 et 16 février derniers, le premier ministre tchèque Stanislav Gross, après Paris et Dijon, s'est arrêté à Lyon. Accompagné de Milan Urban, ministre de l'Industrie et d'une délégation d'entrepreneurs tchèques, il est allé à la rencontre de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon. Pierre Helleputte, Directeur International de la CCI de Lyon, a bien voulu nous parler de cette visite qui a apporté beaucoup de satisfaction du côté français.

Lyon (Photo : Jana Sustova)Lyon (Photo : Jana Sustova) Quelles ont été vos impressions de la rencontre avec le Premier ministre et la délégation tchèque?

"A la fois du côté français et du côté tchèque, j'ai eu l'impression que les choses se passaient excellemment et que les relations étaient très rapidement conviviales. Le Premier ministre et le ministre de l'Industrie sont venus confirmer un certain nombre d'éléments favorables à l'économie tchèque et aux opportunités que ce pays peut offrir à nos entreprises, ce dont beaucoup de gens présents étaient d'ailleurs déjà convaincus. Mais la collaboration entre Lyon et la République tchèque a déjà un certain passé... On a vraiment commencé à travailler sur les pays d'Europe centrale et orientale en 1992, notamment sur la Pologne, République tchèque et Hongrie."

Et dans quels secteurs en particulier y a-t-il eu collaboration ?

"Un des points forts de cette rencontre a été la mise en évidence de convergences fortes dans tout ce qui est mécanique, sous-traitance, métallurgie, plasturgie, secteurs très forts en Rhône-Alpes et reconnus aussi en RT. A l'origine, c'est principalement sur ces secteurs là que les relations se sont établies. Aujourd'hui on voit encore que le principal poste des échanges concerne l'automobile et les équipements automobiles. Autre secteur, le nucléaire, d'ailleurs il y avait une présence d'entreprises du nucléaire lors de la rencontre. Il faut savoir qu'ici en Rhône-Alpes, on est la première région nucléaire en Europe, du point de vue des compétences et de la production. 25% de l'électricité française est produite en Rhône-Alpes."

Le premier ministre tchèque Stanislav Gross (Photo : CTK)Le premier ministre tchèque Stanislav Gross (Photo : CTK) Et si on devait chiffrer le nombre d'entreprises de la région qui ont pénétré le marché tchèque, elles sont au nombre de combien ?

"On considère qu'il y a 500 à 600 entreprises de notre région Rhône-Alpes qui exportent vers la RT et donc pour la région lyonnaise, ça tourne autour des 200, 250. Jusqu'à présent, c'était plutôt les entreprises françaises sont allées faire des affaires en RT."

A votre avis, quelle est la place aujourd'hui des entreprises tchèques sur le marché français ?

"On voit que nos échanges s'équilibrent petit à petit. En 2000 et 2001, la France avait une balance commerciale qui était favorable de 580 millions d'euros ; en 2004, elle en est réduit à 236 millions d'euros. L'année dernière, pour ce qui est de Rhône-Alpes, nos exportations ont augmenté de 4% pour la RT mais nos importations ont augmenté de 8%. On assiste à un rééquilibrage progressif et d'ici 2-3 ou 4 ans, on aura des échanges totalement équilibrés entre la France et la RT.

Quelles sont les attentes des entreprises françaises qui s'adressent à vous ?

Lyon (Photo : Jana Sustova)Lyon (Photo : Jana Sustova) C'est vrai qu'au début des années 90, c'était un marché nouveau qu'elles ne connaissaient pas du tout et donc pour elles, l'essentiel était de vendre leurs produits. Aujourd'hui, on a des entreprises qui viennent nous voir pour plein de raisons différentes. Bien sûr, parce qu'elles veulent vendre, mais aussi parce qu'elles veulent s'implanter commercialement et industriellement, rechercher des partenaires, ou faire du sourcing et acheter des produits tchèques. Donc la demande est très diverse."

De quels atouts les entreprises tchèques disposent-elles ?

"Elles ont des produits industriels reconnus et pratiquent des prix compétitifs. En plus ce sont des gens sérieux en affaires, alors avec ça si on arrive pas à conclure de bonnes affaires, c'est à ne plus rien y comprendre..."

25-02-2005