Sondage : une majorité de Tchèques pour la loi sur le logement social

La revue A2larm rapporte le résultat d’un récent sondage selon lequel 71% des Tchèques interrogés se déclarent en faveur de l’adoption de la loi sur le logement social, jusqu’alors inexistante en République tchèque. Le gouvernement prépare ce texte depuis plusieurs années mais il n’est pas certain qu’il parvienne à le faire passer avant les élections législatives, à l’automne prochain.

Photo: ČT24Photo: ČT24 Selon le projet développé par le ministère du Travail et des Affaires sociales, en coopération avec celui du Développement régional et celui en charge des droits de l’Homme, les municipalités tchèques devraient consacrer un pourcentage donné de leur parc habitable au logement social. Les mères célibataires, les victimes de violences domestiques, les personnes souffrant d’un handicap, mais également les familles avec enfant ou les retraités, pourraient se voir faciliter l’accès au logement.

Si l’on en croit le sondage réalisé par l’agence Median, plus des trois quarts des personnes sollicitées se disent en faveur de la mise à disposition de logements sociaux pour ces différents groupes de personnes. L’enquête d’opinion a été réalisée à l’initiative de l’Association enfant et famille et de la Plateforme pour le logement social. Elle sert la campagne de soutien à la loi sur le logement social qu’elles ont impulsée depuis le début de l’année, notamment après un appel au gouvernement signé par près de 80 personnalités et organisations.

Car le projet de loi a pris beaucoup de retard. C’était déjà le cas en 2015 et la ministre du Travail, Michaela Marksová, déclarait à l’époque que la nouvelle législation entrerait en application début 2017… Le gouvernement ne dispose plus que de trois trimestres pour faire adopter le texte avant que les cartes ne soient rebattues par les élections législatives de l’automne.

Selon Daniel Prokop, de l’agence Median, le sondage montre que cette loi est également soutenue par les Tchèques de tout le spectre politique. « C’est un signe clair envoyé au gouvernement », estime pour sa part Štěpán Ripka, de la Plateforme pour le logement social. D’après lui, si le cabinet de M. Sobotka ne présente pas le projet de loi avant la fin du mois de janvier au Parlement, il aura échoué à respecter l’une de ses promesses de campagne.