Sondage : les Tchèques plutôt radins en pourboire

Entre 20 et 40 couronnes – environ l’équivalent de moins d’1 euro à 1,50 euros, c’est le pourboire moyen que laisse un consommateur tchèque au bar ou au restaurant, selon une enquête réalisée par l’agence STEM/MARK pour une société spécialisée dans les systèmes informatiques de comptabilité pour les commerçants.

Photo illustrative: Adeeto, CC BY-SA 4.0Photo illustrative: Adeeto, CC BY-SA 4.0 Neuf consommateurs sur dix considèrent que donner un pourboire (spropitné en tchèque) équivaut à se montrer satisfait du service et deux tiers des personnes interrogées n’en donnent pas de manière systématique, mais seulement si à leurs yeux le serveur ou la serveuse le mérite.

70% des sondés par STEM/MARK ne laissent jamais plus que quelques dizaines de couronnes de pourboire, quelle que soit la somme dépensée en tout – et un tiers n’arrondit cette somme totale qu’à la dizaine supérieure, ce qui revient à ne laisser que quelques couronnes pour le service.

Contrairement aux Etats-Unis, le service est compris dans l’addition reçue par le client en Tchéquie mais « les gens n’ont pas d’idée précise quant à ce qui doit être laissé comme pourboire », estime Igor Třeslín, de la société Storyous, commanditaire de ce sondage.

« En général il est recommandé de laisser 10% - vous ne pouvez pas vraiment faire de faux pas dans ce cas-là. Bien sûr, si le serveur et le cuisinier font en sorte que vous passez un moment inoubliable ou qu’ils ont organisé parfaitement votre repas de fête, il est de bon ton de laisser davantage », poursuit Igor Třeslín.

Les Tchèques ont parfois du mal à donner un pourboire lors d’un paiement par carte bancaire – certains établissements ne prévoient pas encore d’autres possibilités que le liquide pour en laisser un.

Par ailleurs, l’enquête réalisée auprès de 1000 personnes semble mettre en évidence un autre critère que la qualité du service pour le montant du pourboire – qui en général se donne directement au serveur et n’est pas laissé sur la table comme c’est parfois le cas en France par exemple. En effet, 17% des hommes interrogés ont reconnu laisser un pourboire plus élevé pour impressionner la personne qui partage leur table.

Et le sondage de préciser qu’un cinquième des femmes indiquent que le montant du pourboire les aide à se faire une image de celui qui paie l’addition.