Record des exportations de la liqueur Becherovka

La Becherovka, également surnommée la treizième source de la ville thermale de Karlovy Vary, s’exporte bien à l’étranger également. Entre juillet 2017 et juin 2018, la société Jan Becher Pernod Ricard a enregistré un record avec une augmentation de 8% des exportations et plus de 3,6 millions de litres exportés dans plus de quarante pays du monde. Désormais, c’est vers l’Ouest que regarde le producteur de la Becherovka.

Photo : archives Jan Becher - Karlovarská BecherovkaPhoto : archives Jan Becher - Karlovarská Becherovka Parmi les pays traditionnels d’exportation de la Becherovka, on trouve sans surprise la Slovaquie et l’Allemagne voisines, mais aussi la Russie et le Canada. Mais la direction de la société Jan Becher Pernod Ricard a désormais les yeux tournés vers les pays occidentaux : « Parmi nos priorités actuelles, il y a les Etats-Unis, le Canada, la Grande Bretagne et les Pays-Bas, » détaille la directrice générale chargée des exportations, Miroslava Simová.

La famille du fondateur de la liqueur aux herbes la plus célèbre de Tchéquie s’est lancée dans les exportations dès le milieu du XIXe siècle. En 1834, elle se vend à Szczecin, en Pologne, un an plus tard à Vienne et à Munich, et en 1838, on la trouve même à Paris. La Becherovka est vite devenue l’un des produits tchécoslovaques les plus couronnés de succès à l’étranger.

BeTon, photo : Karlovarská Becherovka, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0BeTon, photo : Karlovarská Becherovka, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 Face à la concurrence actuelle, la société Jan Becher Pernod Ricard entend séduire les nouveaux marchés grâce à sa tradition longue de 210 ans, le goût très spécifique des plantes et la réputation qu’a la liqueur d’avoir des effets positifs sur la digestion. « A l’étranger, on connaît également cette invention tchèque qu’est le BeTon, un mélange de Becherovka, de tonic, et d’une rondelle de citron. Cette boisson est connue depuis sa première présentation à l’exposition universelle de Montréal en 1967. En Russie, on aime bien y tremper une rondelle d’orange, » explique Tomáš Radil, manager de la marque.

L’histoire de la Becherovka remonte à 1805 lorsqu’un médecin anglais, Christian Frobrig, arrive dans la ville thermale de Karlovy Vary. Lors de son départ, il laisse la recette d’une liqueur à son ami Josef Becher qui se met à la commercialiser en 1807 sous le nom d’English Bitter.

Aujourd’hui, la Becherovka est toujours produite à Karlovy Vary à partir de plus de vingt types de plantes et d’épices. En 1997, la marque a été rachetée par le groupe Pernod Ricard, un des plus grands producteurs d’eaux de vie et de liqueurs au monde.

La recette de fabrication de la Becherovka est un secret bien gardé puisque seules deux personnes de l’entreprise la connaissent. Il existe dans l’entreprise en interne toute une série de dispositifs de sécurité pour assurer le respect de ce secret ancestral.