Les universités tchèques se plaignent de leur sous-financement

18-07-2017

Les universités tchèques sont opposées au projet de budget de l’Etat pour 2018. Selon leurs dirigeants, celui-ci accentue le sous-financement du secteur de l’enseignement supérieur et ne correspond pas à des promesses faites par l’ancien ministre de l’Education, Kateřina Valachová. A en croire le président du Conseil des écoles supérieures, Jakub Fischer, si un compromis n’est pas trouvé d’ici le 30 septembre prochain, date de l’envoi du projet de budget à la Chambre des députés, les universités pourront appeler à la grève.

Photo illustrative: Archives de Radio PraguePhoto illustrative: Archives de Radio Prague En avril dernier, le gouvernement avait adopté une augmentation du budget des écoles supérieures d’environ 4,5 milliards de couronnes (environ 172 millions d’euros). Selon Jakub Fischer, cette hausse ne se reflète toutefois aucunement dans le projet de budget de l’Etat pour 2018 qui propose de consacrer aux universités quelque 21 milliards de couronnes (environ 805 millions d’euros), soit une somme semblable à celle dédiée à ce secteur cette année.

« En 2009 et 2010, années de récession économique, le budget de l’enseignement supérieur était de l’ordre de 24 milliards de couronnes (920 millions d’euros). Actuellement, nous recevons donc une somme inférieure de 10 % à celle accordée aux universités lors de la période de récession économique », a indiqué M. Fischer dans un entretien pour la Radio publique tchèque.

« Le problème repose sur le fait que les salaires dans le secteur privé sont beaucoup plus élevés et même les salaires dans le secteur public sont en hausse. Seules les rémunérations des universitaires stagnent. Par conséquent, les universités perdent leurs employés. Les premiers à partir sont ceux qui sont les plus capables », a ajouté le président du Conseil des écoles supérieures.

Si les négociations avec les politiciens n’apporteront pas le résultat souhaité, les universités pourraient lancer, dans un premier temps, une campagne de protestation et organiser différents happenings et événements d’étudiants. Dans un deuxième temps, elles pourraient appeler à la grève, ce qui pourrait ensuite retarder le début du nouveau semestre. « Nous ne voulons pas faire du chantage. Nous voulons tout simplement que le gouvernement adopte une attitude responsable en ce qui concerne le financement des écoles supérieures », a conclu Jakub Fischer.

18-07-2017