Les Pragois consacrent une part croissante de leurs revenus au logement

Environ 60 % des Pragois dépensent jusqu’à 30 % de leurs revenus pour se loger, factures d’énergie comprises. Tel est un des principaux enseignements qui ressort d’une enquête menée par l’Association pour l’architecture et le développement (SAR).

Photo: Lenka ŽižkováPhoto: Lenka Žižková Près d’un Pragois sur deux (48 %) est propriétaire de son logement, 37 % en sont locataires et 8 % vivent dans des appartements appartenant à des coopératives d’habitation. Les propriétaires sont plus nombreux (70 %) que les locataires (46 %) à dépenser jusqu’à 30 % de leurs revenus. Un peu plus de 1 000 personnes ont répondu au questionnaire de la SAR, qui a publié les résultats obtenus ce mercredi.

Les personnes qui ne vivent pas seules dépensent moins. Environ 30 % d’entre elles ne dépensent qu’un dixième de leurs revenus. Cette donnée doit toutefois être relativisée par le fait que la majorité de ces personnes sont âgées entre 18 et 26 ans, ce qui laisse supposer que beaucoup d’entre elles vivent encore chez leurs parents.

Un Pragois sur dix consacre plus de la moitié de ses revenus pour se loger. Pour les locataires, il s’agit même de deux personnes sur dix.

S’ils en avaient les moyens et la possibilité, 90 % des Pragois préféreraient être les propriétaires de leur logement. Pour 56 % d’entre eux, la propriété constitue une forme sécurité, tandis qu’un tiers des personnes interrogées apprécieraient le fait de ne pas avoir de soucis pour se loger lorsqu’elles seront plus âgées et auront atteint l’âge de la retraite. La possibilité de pouvoir vendre un bien immobilier en cas de besoin est importante pour 10 %.

Inversement, un quart des locataires apprécient le fait de ne pas avoir de dette à rembourser sur le long terme. Un peu moins de 20 % d’entre eux considèrent la flexibilité, concrètement la possibilité de pouvoir déménager quand bon leur semble, comme le facteur le plus important.

Enfin, hausse des prix immobiliers oblige, les Pragois se disent conscients de la difficulté croissante de l’accession à la propriété. Près de 60 % d’entre eux pensent ainsi qu’il sera plus difficile pour leurs enfants d’acheter un appartement que pour eux.