Les feux d’artifice sauvages du Nouvel An facteurs de pollution

En République tchèque, comme en Allemagne, pour la nuit du réveillon, la tradition veut que les habitants fassent éclater pétards et feux d’artifice à minuit. Impressionnant en même temps que dangereux, le phénomène est également une source de pollution. C’est ce que constate l’Institut hydrométéorologique tchèque (ČHMÚ).

Photo: Kateřina Šulová / ČTKPhoto: Kateřina Šulová / ČTK « L’explosion d’engins pyrotechniques se manifeste principalement par une augmentation des particules en suspension dans l’air et peut aussi contribuer à une hausse de la concentration de dioxyde d’azote dans l’air », notent les météorologues de l’institut. Ainsi, les stations de mesure, essentiellement dans les grandes villes du pays, ont mesuré un accroissement de la pollution atmosphérique dans les heures qui ont suivi le passage à la nouvelle année.

De surcroît, les conditions de dispersion des particules polluantes n’étaient pas très bonnes cette année, avec peu de vent et un faible niveau de précipitations.

Le problème se pose également en Allemagne où, comme le rapporte le quotidien Le Monde, une ONG a demandé l’interdiction des feux d’artifice dans les zones les plus urbanisées.

D’après le ČHMÚ, les feux d’artifice des particuliers sont même plus polluants qu’un feu d’artifice important tiré ponctuellement, comme celui organisé par la municipalité de Prague le 1er janvier. L’événement, qui a duré onze minutes, célébrait cette année le trentième anniversaire de la révolution de Velours. Et ce sont tout de même quelque quatre tonnes d’engins pyrotechniques qui ont été utilisées pour l’occasion.