Le débat sur la possible réouverture des magasins les jours fériés est relancé

La loi ordonnant la fermeture des grands magasins certains jours fériés de l’année en République tchèque pourrait être abolie dans un proche avenir. Mardi, la Chambre des députés a approuvé en première lecture le projet allant dans ce sens présenté par les représentants du parti gouvernemental ANO et du parti conservateur libéral d’opposition ODS.

Photo illustrative: Jaroslav MachPhoto illustrative: Jaroslav Mach Le texte en question, qui bénéficie du soutien de l’ensemble des partis de droite représentés au Parlement, prévoit de donner la possibilité aux dirigeants des magasins de choisir eux-mêmes s’ils resteront ouverts ou s’ils fermeront leurs portes les jours de l’année pour lesquels la loi actuellement en vigueur prévoit une fermeture complète. Pour rappel, cette loi, entrée en vigueur en 2016, stipule que les commerces d’une surface de vente supérieure à 200 mètres carrés doivent restés fermés sept jours de l’année, parmi lesquels le jour de l’An, deux jours à Noël (les 25 et 26 décembre), ainsi que quatre autres jours fériés durant l’année.

Pour l’heure, le gouvernement a adopté une position neutre sur ce dossier. Selon un sondage commandé en fin d’année dernière par la radio tchèque, près d’un Tchèque sur deux est favorable à la suppression de la loi. Inversement, 49 % pensent que celle-ci est une bonne chose.

Cette loi concerne l’ensemble des sociétés spécialisées dans le commerce de gros, mais uniquement des biens, et pas des services. Les partisans de son annulation estiment entre autres que la fermeture des grands magasins menace l’approvisionnement des autres commerces, de plus petite taille, qui sont autorisés à rester ouverts les jours de fête.

Seuls trente-deux députés du parti social-démocrate, du parti communiste, du parti chrétien-démocrate et du parti STAN (mouvement des maires et indépendants) ont voté contre le projet prévoyant la révision de la loi. Toutefois, en janvier dernier déjà, la Chambre des députés, avec 101 voix (sur un total maximal de 200), s’était prononcée contre le projet d’abolition de la loi déjà présenté par l’ODS.