La perspective d’un Czexit inquiète les entreprises

Photo illustrative: Commission européenne

78 % des entreprises en République tchèque se disent inquiètes par le débat en cours dans les médias relatif à une éventuelle sortie de la République tchèque de l’Union européenne. 28 % d’entre elles envisageraient même de quitter le pays en cas de Czexit. Tels sont les deux principaux enseignements d’une étude menée auprès de 150 entreprises par la Chambre de commerce et d’industrie tchéco-allemande (ČNOPK).

Photo illustrative: Commission européenne
Le débat ouvert au Parlement suite aux élections législatives en octobre dernier dans le cadre des négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement, débat relatif à une éventuelle instauration du référendum d’initiative populaire (cf. : http://www.radio.cz/fr/rubrique/faits/gouvernement-le-referendum-populaire-au-coeur-des-negociations), ne laisse pas indifférent les investisseurs étrangers en République tchèque. 83 % affirment que cette perspective les inquiète. Cette inquiétude est partagée par deux tiers environ des sociétés tchèques sondées. Les sociétés de production comptant plus de 250 employés sont les plus inquiètes.

Si la République tchèque venait vraiment à quitter l’UE, cas de figure qui serait la conséquence de la tenue d’une consultation populaire semblable au vote sur le Brexit au Royaume-Uni, 25 % des entreprises réduiraient leurs investissements en République tchèque et 28 % quitteraient même celle-ci. Inversement, 40 % ne changeraient rien à l’état actuel de leurs activités.

Les limitations à l’accès au marché unique européen (74 %), l’instauration de droits de douane et de nouvelles taxes (66 %), l’augmentation de la bureaucratie (61 %), la baisse des chiffres d’affaires (60 %) ou encore des licenciements (36 %) sont les principaux risques qui les préoccupent.

De même, près de la moitié des entreprises considèrent que le seul fait qu’un Czexit puisse être envisagé est une mauvaise chose pour le pays. Nombre d’entre elles souhaitent que le gouvernement adopte une position claire et définitive en faveur du maintien de la République tchèque au sein des institutions européennes sans laisser la possibilité aux électeurs de s’exprimer dans le cadre d’un référendum. Le président de la ČNOPK a rappelé que plus de 80 % des échanges commerciaux de la République tchèque se faisaient sur le marché européen.

Selon une enquête réalisée récemment par l’agence de presse ČTK, une très grande majorité des acteurs économiques en République tchèque considèrent qu’un Czexit serait « un suicide » et entraînerait, entre autres, la suppression de centaines de milliers d’emplois.