La baisse des investissements en Tchéquie se confirme

02-09-2019

En 2018, l'agence gouvernementale CzechInvest a travaillé sur 82 nouveaux projets d'investissements tchèques et étrangers en République tchèque pour une valeur totale de 36,7 milliards de couronnes (1,4 milliard d'euros). Autant de chiffres en baisse, selon les données communiquées ce lundi.

Photo illustrative: GotCredit, Flickr, CC BY 2.0Photo illustrative: GotCredit, Flickr, CC BY 2.0 Il s’agit d’une baisse interannuelle de 26 milliards de couronnes (près d’un milliard d’euros). Surtout, pour la première fois depuis cinq ans, le nombre de projets est inférieur à cent. La situation compliquée sur le marché du travail, dont se plaignent nombre de sociétés depuis plusieurs années, est une des principales raisons de cette évolution. CzechInvest explique que plusieurs projets ont capoté en raison de l’importante pénurie de main-d’œuvre, les sociétés préférant alors implanter leurs activités dans d’autres pays d’Europe centrale et de l’Est.

L’agence s’oriente du coup davantage sur d’autres types d’investissements que ceux nécessitant une importante main-d’œuvre peu qualifiée, comme cela a longtemps été le cas en République tchèque. Cette volonté se traduit par un intérêt croissant pour les nouvelles technologies et les projets qui permettent de répondre aux besoins concrets des régions. Les domaines tels que l’aviation, le développement de logiciel ou encore des technologies automobiles seront ainsi privilégiés dans un proche avenir. D’ores et déjà, un projet sur cinq conclu en 2018 est d’ordre technologique ou concerne la recherche et le développement, autant de projets avec une valeur ajoutée plus importante pour l’économie tchèque.

En juin dernier, une étude sur l’attractivité de l’Europe pour les investisseurs étrangers réalisée par le cabinet de conseil EY (anciennement Ernst & Young) avait déjà confirmé que le volume des investissements directs étrangers en République tchèque avait subi une importante baisse de 51 % en 2018, en raison là aussi de la pénurie de main-d’œuvre et de la croissance du niveau des salaires.

02-09-2019