Investissements étrangers : la Tchéquie a fortement perdu de son attractivité en 2018

26-06-2019

Le volume des investissements directs étrangers en République tchèque a subi une importante baisse de 51 % en 2018, selon l’étude sur l’attractivité de l’Europe pour les investisseurs étrangers réalisée par le cabinet de conseil EY (anciennement Ernst & Young). La pénurie de main-d’œuvre et la croissance des salaires sont les deux principales raisons de cette tendance.

Photo illustrative: Stuart Miles / FreeDigitalPhotos.netPhoto illustrative: Stuart Miles / FreeDigitalPhotos.net Dans l’ensemble de l’Europe, et pour la première fois après six années de croissance, le nombre de projets d’investissements a enregistré une baisse de 4 % pour un nombre total légèrement supérieur à 6 350. Les chiffres pour la République tchèque ont participé à cette tendance.

« Nous mettons cette baisse des investissements directs étrangers en République tchèque en lien notamment avec la situation tendue qui règne sur le marché du travail ces dernières années et la croissance rapide des coûts salariaux qui en découle, a expliqué Štěpán Flieger, directeur du département en charge des fusions et des acquisitions chez EY en République tchèque. « Les investisseurs étrangers en République tchèque sont aujourd’hui confrontés à un énorme problème pour trouver une main-d’œuvre non seulement qualifiée, mais aussi disponible. Cette situation ne les encourage bien évidemment pas à investir massivement. »

La République tchèque n’est pas le seul pays à avoir enregistré une baisse à deux chiffres. C’est le cas aussi par exemple des Pays-Bas ou de la Suède. De même, toujours selon le baromètre d’EY, le Royaume-Uni et l’Allemagne, deux marchés sur lesquels se concentre environ un tiers des investissements étrangers en Europe, ont tous deux affiché des baisses de 13 % en 2018.

Si l’industrie de production a été plus particulièrement frappée au Royaume-Uni, en raison entre autres du Brexit, en Allemagne c’est essentiellement l’industrie automobile qui a fait les frais de cette conjoncture. Inversement, des pays comme la Pologne (+38 %), l’Espagne (+32 %), la Belgique (+29 %) ou encore l’Irlande (+52 %) ont suivi des courbes opposées. L’Italie (+62 %) est le pays qui en a profité le plus largement.

26-06-2019