Investissements chinois : trop de bla bla selon le Premier ministre tchèque

Le montant des investissements chinois n’a pas atteint un niveau satisfaisant, selon le chef du gouvernement tchèque, Andrej Babiš, qui participait en cette fin de semaine au sommet « 16 + 1 » réunissant à Dubrovnik la Chine et seize pays d’Europe centrale et orientale.

Andrej Babiš à Dubrovnik, photo: AP Photo/Darko BandicAndrej Babiš à Dubrovnik, photo: AP Photo/Darko Bandic Après sa rencontre avec son homologue chinois Li Keqiang jeudi soir en Croatie, le Premier ministre tchèque a estimé qu’il fallait désormais que « la multitude de visites et de contacts donnent des résultats en termes de business ».

« Nous nous sommes vus l’année dernière lors du même sommet organisé à Sofia et je dois constater qu’en un an ce business s’est développé principalement en faveur de la Chine », a déclaré Babiš au terme de leur entretien d’une quinzaine de minutes, avant de préciser que « la Chine a augmenté ses exportations vers la République tchèque de six milliards de dollars entre 2017 et 2018, alors que nos exportations n’ont augmenté que de 160 millions de dollars ».

Ce constat intervient alors que le président tchèque continue de s’engager personnellement pour les investissements chinois dans le pays, malgré les affres de la société CEFC (cf.https://rozhl.as/3rP). Miloš Zeman repart en Chine dans les prochains jours accompagné de ministres et d’hommes d’affaires.

Andrej Babiš était lui-même accompagné par une vingtaine de chefs d’entreprise à ce sommet de Dubrovnik, qui réunissait la Chine et les PECO.

Ce format « 16+1 » est assez mal perçu par Bruxelles, Berlin ou Paris qui ont tendance à considérer qu’il s’agit d’un cheval de Troie permettant à l’empire du Milieu de promouvoir ses intérêts en Europe.