Interdiction des fermes à fourrure en Tchéquie

Les dernières fermes à fourrure encore actives en République tchèque ont fermé au début de l’année, suite à l’entrée en vigueur de la loi sur la protection des animaux. Les professionnels contraints de cesser leurs activités peuvent être indemnisés par l'Etat.

Photo: Obraz – obránci zvířatPhoto: Obraz – obránci zvířat L'interdiction a concerné neuf exploitations en Tchèque. Quelque 20 000 animaux, essentiellement des renards et des visons, y avaient été abattus chaque année pour leur fourrure. Une situation critiquée, pendant une vingtaine d'années, par les protecteurs des animaux et qui a évolué en 2017, avec l’adoption, par le Parlement, de l’amendement à la loi interdisant ce type d’exploitation.

Conformément à la directive du ministère de l’Agriculture, les anciens éleveurs d’animaux à fourrure ont droit à une indemnité de la part de l’Etat. Selon l’information publiée récemment par le porte-parole du ministère Vojtěch Bílý, ces compensations financières pourraient s’élever jusqu'à 5,1 millions de couronnes (200 000 euros).

En vigueur dans plusieurs pays, dont l'Autriche, la Croatie ou l'Angleterre, l’interdiction des fermes à fourrure a suscité des critiques de la part des éleveurs : ceux-ci craignent la mise en place d’élevages illégaux, le déplacement des fermes à fourrure en Pologne ou en Norvège, ou encore une hausse importante des importations de fourrure en provenance de l'étranger.