14-09-2007

Bruxelles et le déficit public tchèque

La Commission européenne a recommandé mercredi aux Etats membres de l'Union européenne d'inviter à nouveau la République tchèque à mettre en place des mesures suffisantes pour corriger son déficit public excessif en 2008 au plus tard. Cet objectif est "parfaitement réalisable compte tenu de la croissance économique soutenue que connaît le pays", a estimé la Commission dans un communiqué. Les ministres des finances de l'UE devraient examiner en octobre ce projet de recommandation. En juillet, ils avaient estimé, sur la base d'une recommandation de la Commission, que l'action engagée par la République tchèque pour mettre fin à son déficit excessif en 2008 au plus tard était inadéquate. Bien que le déficit public tchèque, après plusieurs années de dépassement, soit revenu à 2,9% du PIB l'an dernier, il devrait remonter à 3,9% en 2007 puis à 3,6% en 2008, selon les dernières prévisions économiques de la Commission, publiées en mai. La République tchèque n'étant pas membre de la zone euro, elle ne risque cependant pas de sanction financière si elle ne respecte pas les critères du pacte de stabilité. Prague doit seulement "s'efforcer d'éviter les déficits excessifs", selon les termes du traité de Maastricht.

Aide européenne au transport combiné

Photo: Commission européennePhoto: Commission européenne La Commission européenne a annoncé sa décision d'autoriser une aide tchèque visant à encourager le développement des transports combinés par des subventions à l'achat de certains types de wagons. L'objectif de la mesure : développer le transport combiné afin de parvenir à un transfert de trafic de fret routier au profit du transport ferroviaire. L'aide est destinée à augmenter le recours au transport combiné non accompagné (Transfert d'une remorque, d'une semi-remorque ou d'une caisse mobile sur un autre mode de transport, sans tracteur (camion)) en améliorant sa compétitivité. Le budget prévu pour l'ensemble de l'aide pour la période 2006-2010, y compris celle approuvée en 2006 : 1580 millions de couronnes tchèques (56 millions d'euros).

Gros contrat pour CEZ au Vietnam

La société d'ingénierie tchèque Skoda Praha a décroché un contrat de plus de 2 milliards d'euros pour participer à la construction d'une centrale au charbon de 3.000 mégawatts au Vietnam, a annoncé jeudi le ministère tchèque de l'Industrie. Le contrat a été signé avec la compagnie étatique de production d'électricité vietnamienne. La centrale électrique, qui sera situé dans la province de Tra Vinh au sud du pays, fournira environ 20% des besoins du Vietnam en électricité, avait indiqué mercredi le Premier ministre vietnamien Nguyen Tan Dung au début d'une visite officielle en Tchéquie. Skoda Praha est une filiale de la compagnie d'Etat tchèque CEZ, qui produit et distribue l'énergie en République tchèque. Le Premier ministre vietnamien est arrivé avec une délégation de 80 personnes, hommes politiques et chefs d'entreprise. Six autres importants contrats ont été signés lors de la visite du cheg du gouvernement vietnamien

CSA confirme ses commandes d'Airbus

La compagnie aérienne tchèque CSA Czech Airlines a transformé en commande ferme une option portant sur 8 moyen-courriers A319 auprès d'Airbus, a annoncé jeudi l'avionneur européen, dans un communiqué. L'option avait été passée lors d'un contrat initial signé avec Airbus en avril 2005 et portant sur douze commandes fermes d'A319 et d'A320, a rappelé l'avionneur. Désormais, CSA compte donc à son actif des commandes fermes pour 20 monocouloirs Airbus. La compagnie tchèque, qui a déjà reçu livraison de huit avions, a indiqué de son côté que la livraison des nouvelles commandes était prévue en 2011-12. La compagnie compte encore des options pour quatre appareils supplémentaires. La transaction pourrait s'élever à plus de 380 millions d'euros. CSA projette d'utiliser ces nouveaux appareils pour développer son réseau, notamment vers la Russie et l'Europe de l'Est, ainsi que pour ouvrir de nouveaux marchés.

Tosovsky v. Strauss-Kahn la semaine prochaine

Les deux candidats à la direction du Fonds monétaire international (FMI), le Français Dominique Strauss-Kahn et le Tchèque Josef Tosovsky, seront auditionnés le 20 septembre à Washington par les administrateurs de l'institution financière. La candidature de M. Strauss-Kahn, ancien ministre socialiste de l'Economie, a été présentée par l'Union européenne tandis que celle de M. Tosovsky, banquier de carrière qui fut brièvement chef du gouvernement tchèque, l'a été par la Russie. M. Strauss-Kahn est généralement considéré comme étant le favori pour cette désignation.

Début de la privatisation de l'aéroport de Prague

Le gouvernement tchèque a initié mercredi la privatisation de l'aéroport de Prague, prévue d'ici à fin 2008, en avalisant la procédure de transformation en société par actions. La modification de statut de l'aéroport de Prague doit s'étaler sur huit mois pour permettre avant fin 2008 l'entrée d'un partenaire stratégique, par le biais de location à long terme ou de vente. Plusieurs sociétés internationales sont intéressées par la privatisation de l'aéroport le plus fréquenté d'Europe de l'Est, dont le prix pourrait grimper jusqu'à 100 milliards de couronnes (3,6 milliards d'euros), selon la presse locale. Parmi les candidats figureraient la filiale du leader allemand du bâtiment, Hochtief Airport, une autre société allemande Fraport (gestionnaire de l'aéroport de Francfort), la banque australienne Macquarie et les groupes d'investissement tchèque PPF et slovaques Penta et JTL, selon l'hebdomadaire Tyden. En pleine expansion ces dernières années, l'aéroport de Prague-Ruzyne a enregistré en 2006 un record de 11,5 millions de passagers. Inauguré en janvier 2006, son nouveau terminal Nord-2 a augmenté sa capacité théorique à quelque 20 millions de passagers, une fréquentation qui pourrait être atteinte vers 2020.

Sidérurgie : ArcelorMittal a décidé d'investir dans une nouvelle ligne de coupe à Ostrava en République Tchèque.

Cet investissement est lié à la stratégie de développement du groupe en Europe de l'Est et Europe Centrale. Cette installation sera d'une capacité de traitement de 250 000 tonnes par an. Elle coûtera 18 millions d'euros et sera mise en exploitation à la mi-2008. Cet investissement permettra de répondre à la demande croissante en aciers plats en République Tchèque et dans les régions avoisinantes de Slovaquie, de Hongrie et du sud-est de l'Allemagne.

Skoda Auto et la polémique sur les voitures officielles en Israël

Polémique cette semaine autour d'un appel d'offres remporté par Audi et Skoda Auto, filiale du groupe allemand Volkswagen, en Israel. Un appel d'offres qui portait sur la vente de plusieurs véhicules au gouvernement israélien, et que les Skoda Superb ont remporté devant des concurrents prestigieux, Mercedes, BMW, Cadillac et Buick notamment.

Mais les résultats de cet appel d'offres n'ont pas plu à tout le monde. Fournir des voitures de fabrication allemande aux membres du gouvernement est "offensant" et "irresponsable", ont déclaré, lundi 10 septembre, les ministres du parti Shas, ajoutant qu'ils n'accepteraient pas d'utiliser ces voitures comme véhicules officiels. "C'est une décision très inappropriée car il s'agit d'un sujet sensible en particulier pour les survivants de la Shoah et leurs descendants", a déclaré Yitzhak Cohen, ministre sans portefeuille du parti Shas. Karon Shioni est sa porte-parole :

« Le ministre Cohen et d'autres ministres du parti Shas n'ont pas apprécié l'idée que des ministres du gouvernement israélien utilisent des voitures allemandes. Le ministre Cohen a dit cela en raison des sentiments des Juifs à cause de la Shoah, à cause de ce que les Allemands ont fait, nous ne voulons pas utiliser de voitures allemandes. »

Jusqu'à présent, les ministres utilisaient des voitures suédoises Volvo. Mais les entreprises Audi et Skoda ont remporté le dernier contrat avec le gouvernement d'Ehoud Olmert.

Michael ZantovskyMichael Zantovsky L'Etat hébreu a cessé le boycott des produits allemands dans les années 60, mais le sujet reste sensible. L'ambassadeur tchèque en Israël, Michael Zantovsky, s'est entretenu avec le ministre Cohen en début de semaine. Et apparemment, ce sont les Audi plus que les Skoda qui posent problème :

« Je suis allé voir le ministre et il m'a indiqué que ses paroles n'avaient pas été citées correctement par certains médias. Il m'a assuré qu'il n'était pas question des Skoda Superb dans ses déclarations. Je lui ai parlé de la long tradition tchèque dans l'industrie automobile et il m'a dit que les ministres du parti Shas seront très contents de conduire des Skoda. Et en retour, je lui ai assuré que la République tchèque avait toujours traité l'histoire de l'Holocauste et de ses victimes avec le plus grand respect. »

14-09-2007