Ce qui a changé dans l'assiette des Tchèques depuis 1989

04-12-2019

Plus de céréales, de légumineuses, de fruits et légumes, moins de lait, de viande, de pommes de terre et de sucre. Et moins dans l’assiette tout court. Les habitudes alimentaires des Tchèques ont considérablement évolué depuis trente ans selon des chiffres publiés par l’Office tchèque des statistiques.

Photo illustrative: Kristýna MakováPhoto illustrative: Kristýna Maková La révolution de Velours de 1989 n’a pas uniquement provoqué un changement de régime politique en République tchèque, mais aussi alimentaire. L’ouverture du pays au monde est aussi allé de pair avec un changement progressif des habitudes quotidiennes et notamment un changement dans l’assiette des gens.

Le changement le plus important qui ressort des données de l’Office tchèque des statistiques concerne toute particulièrement la viande : « Avant 1989, on comptait 30 kg de viande de bœuf par habitant, aujourd’hui, cette consommation correspond à 8,7 kg par habitant. Au contraire, on note une augmentation de la consommation de la viande de volaille de 13 kg en 1989 à 28,4 kg en 2018, » détaille, à titre de comparaison, Marek Rojíček, président de l’Office tchèque des statistiques.

Aujourd’hui, de nombreux Tchèques privilégient en effet volaille et poisson à la viande rouge.

En trente ans, la consommation de produits de boulangerie a également évolué : en 1989, la consommation de pain à base de farine de seigle et de blé représentait 56,8 kg par habitants et le pain à base de farine de blé, 33 kg, mais « cette proportion a changé, aujourd’hui, le pain autrefois favori des Tchèques représente 39,3 kg de la consommation par habitant tandis que le second, 51,3 kg, » détaille Renata Vodickova de l’Office tchèque des statistiques.

L’évolution des habitudes alimentaires se fait également sentir dans la consommation de lait (- 33,5 l en 30 ans pour atteindre 57,9 l par habitant en 2018) et celle des graisses, également en baisse.

Les Tchèques mangent aujourd’hui également davantage de fruits (+ 8% pour atteindre 86,1 kg par habitant).

« Les Tchèques donnent visiblement la priorité à un style de vie plus sain, ce dont témoigne notamment une appétence plus importante pour une nourriture plus proche de celle que l’on peut trouver le long de la Méditerranée, voire une manière de consommer à la française, » estime ainsi Lukáš Kovanda de la société Czech Fund.

04-12-2019