Apiculture : la hausse des dépenses pour la lutte contre la varroose n’empêche pas la disparition des abeilles

21-05-2019

30,1 millions de couronnes (1,16 millions d’euros) ont été alloués, l’an dernier, pour la lutte contre la varroose, une maladie due à un parasite qui décime les abeilles. Le déblocage de cette somme qui représente le double de celle de 2014 et le triple de celle de 2011 n’a pas permis d’éradiquer le varroa destructor, responsable de la mort de ruches entières pendant l’hiver, rapporte le quotidien iDnes.cz.

Photo: PollyDot / Pixabay, CC0Photo: PollyDot / Pixabay, CC0 Le varroa destructor est un acarien parasite des abeilles domestiques et responsable de la maladie infectieuse appelée varroose. Les abeilles infestées par le varroa sont plus petites, plus faibles et plus sensibles aux maladies. La colonie infestée s’affaiblit progressivement et finit par mourir, le plus souvent en hiver.

Les scientifiques ont démontré que le varroa jouait un rôle prépondérant dans l’augmentation de la mortalité des abeilles et la diminution de la production de miel. Très difficile à éradiquer, ce parasite nécessite un traitement renouvelé chaque année après la récolte de miel.

Selon la société tchèque PSNV représentant environ un millier d’apiculteurs sur plus de 60 000 du pays, la raison de l’inefficacité des sommes déboursées est à chercher dans la mauvaise répartition des subventions.

Tandis que la somme totale des subventions, dont la moitié sont issues de l’Union européenne, ne change guère et dépasse tous les ans 60 millions de couronnes, celles déboursées pour le traitement anti-varroa tend à augmenter au détriment des autres dépenses.

Photo: Klára StejskalováPhoto: Klára Stejskalová Selon le vice-président de la PSNV et apiculteur lui-même, Lukáš Prýmas, les apiculteurs perdent ainsi la possibilité de financer le matériel technique nécessaire à leur travail :

« Nous dépensons de plus en plus d’argent pour le traitement, mais cela ne mène à rien. Le parasite développe une résistance contre les acaricides synthétiques, » estime le vice-président de la PSNV et apiculteur lui-même, Lukáš Prýmas.

D’après les vétérinaires tchèques, cette résistance au traitement anti-varroa peut être dû à une mauvaise application ou à l’utilisation trop longue d’un seul type de substance.

Ce problème concerne les apiculteurs tchèques mais également étrangers qui ont toutefois de plus en plus recours à des méthodes alternatives de traitement : l’acide oxalique est ainsi considéré comme un bon moyen bio de traitement contre le varroa en période hivernale, évitant toute contamination du miel par le produit médicamenteux habituel ou les pesticides.

21-05-2019