MikkiM et la nouvelle génération cubaine

12-04-2015

MikkiM – tel est le nom du musicien multiinstrumentiste et producteur thèque que nous allons vous présenter dans la prochaine demi-heure. Si l’univers musical de MikkiM est extrêmement composite, passant par un mélange de musique électronique, de ska, de reggae, de dub ou de la musique punk, son dernier album Santiago émane intensément de saveurs des Caraïbes.

Santiago, fruit d’une collaboration tchéco-cubaine

Mikkim, photo: Site officiel de MikkimMikkim, photo: Site officiel de Mikkim Après vous avoir déjà présenté le deuxième album de MikkiM, intitulé Offbeat Rhapsody, album qui a été enregistré en Jamaïque et par la suite récompensé en 2013 du prix « Anděl » dans la catégorie ska & reggae, son troisième album Santiago a été en grande partie élaboré dans un autre pays exotique, Cuba, et ce en compagnie d’une dizaine de chanteurs locaux. Au micro de Radio Prague, MikkiM en a révélé davantage sur la naissance de ce dernier album :

« Santiago a été un voyage spontané à Cuba, bon pas complètement spontané quand même, car ça avait été quand même un peu prévu évidemment. Je voulais renouer avec la production d’albums dans des pays intéressants. Donc, après la Jamaïque, Cuba se présentait tout à fait naturellement, vu que c’est un pays très musical dans lequel j’ai toujours eu envie de me rendre. De Prague, j’ai contacté quelques personnes qui étaient sur place, puis à Cuba cela s’est passé de façon improvisée. A Santiago, j’ai enregistré onze chansons avec des chanteurs locaux, et puis à Prague les trois autres chansons avec des musiciens cubains émigrés qui vivent à Prague. »

Effectivement, de retour à Prague et voulant perfectionner une chanson, MikkiM n’en reste pas à son voyage, mais poursuit avec ses découvertes musicales, comme il l’explique :

« J’ai commencé à chercher à Prague s’il y avait des musiciens cubains puis j’ai eu un tuyau pour le bar Bodeguita. Un soir j’y suis allé et j’ai demandé ‘Qui est le meilleur ?’ et une danseuse chic m’a répondu que c’était Daniel Martinez. Je suis donc allé le trouver, je lui ai fait part de mes idées, et lui-même est venu avec un autre musicien cubain émigré, Tony Junior. Et, en fin de compte, au lieu d’enregistrer une chanson, nous en avons enregistré trois. Et je crois que ç’est réussi. »

A la découverte de nouvelles cultures musicales

Mikkim, photo: BigbongrecordsMikkim, photo: Bigbongrecords A propos des différences entre les deux pays, qu’il a visités pour puiser de nouvelles inspirations, et comme il le dit lui-même pour partir à la découverte de voix de qualité, MikkiM a réagi de la façon suivante :

« La différence a été bien grande, car en Jamaïque j’enregistrais la musique dans un ghetto vraiment ghetto, et tout seul avec mon ordinateur dans une sorte de mini-studio improvisé. Mais à Cuba, on enregistrait dans un studio déjà bien loti, donc c’est sûr que cela a été plus confortable, aussi intéressant, mais tout simplement différent. La Jamaïque, c’était quand même un peu plus l’aventure. Parce que lorsque j’y étais, Kingston était la première ville au monde pour le nombre de meurtres. Pratiquement tout le monde a des armes, et la nuit c’est assez dangereux. La journée, ça va, mais la nuit, on ne recommande pas de sortir non accompagné. Alors que Cuba est le pays le plus sûr de tout le continent. »

Quelles sont les autres destinations qui sont dans la prochaine ligne de mire musicale de MikkiM ?

« J’ai ma petite idée, j’aimerais bien aller enregistrer au Kenya, mais cela mettra du temps encore. La scène musicale y est grande aussi, on peut communiquer en anglais, ce sera une aventure. Mais pour l’instant, je n’ai composé aucune note. Enfin si, j’ai quelque chose en tête, mais rien n’en est encore sorti. »

www.mikkim.net

12-04-2015